Perfusion et surveillance

Surveillance du patient

Chaque hôpital doit établir une politique quant à la fréquence de la surveillance et de la prise des signes vitaux.

Par exemple, la température du patient doit être prise après 15 minutes, puis toutes les 30 à 60 minutes jusqu’à la fin de la transfusion et de l’heure suivante.

L’infirmière ou l’infirmier qui amorce la transfusion doit rester auprès du patient pendant les 15 premières minutes, puis le surveiller étroitement tout au long de la transfusion. Les patients ambulatoires ne doivent pas être autorisés à quitter l’unité de soins pendant la transfusion.

L’administration de tout composant sanguin doit commencer dans les 30 minutes suivant le retrait du composant à transfuser du réfrigérateur à température contrôlée destiné à la conservation du sang. Si l’on prévoit le moindre retard par rapport à ce délai, le composant doit être ramené à la banque de sang et remis au réfrigérateur. Avant de commencer la transfusion, il faut noter l’heure ainsi que les signes vitaux du patient.

Débit de la perfusion

Les composants sanguins doivent être transfusés pendant la durée prescrite par le médecin traitant. Le débit de la perfusion dépend de l’état clinique du patient et du produit à transfuser. En ce qui concerne les produits de fractionnement, il est conseillé de lire la notice d’accompagnement.

À moins d’indication contraire justifiée par l’état clinique du patient, le débit de la perfusion de concentré de globules rouges ne doit pas dépasser 5 ml/min durant les 15 premières minutes de la transfusion. Il faut surveiller le patient durant cette période, car une réaction potentiellement mortelle peut survenir même si le volume de sang transfusé est faible.

Une unité de concentré de globules rouges peut être administrée en 45 à 90 minutes chez la plupart des patients. La transfusion ne doit pas durer plus de quatre heures en raison du risque de prolifération bactérienne à la température ambiante.

Chez l’enfant, la vitesse de la perfusion est habituellement de 2 à 5 millilitres par kilogramme de poids corporel par heure. Le service transfusionnel de l’hôpital divise parfois les unités en plusieurs sacs ou seringues de petite contenance, selon les services et les politiques de l’établissement. Il faut communiquer avec le service transfusionnel de l’hôpital au besoin.

Dans le même ordre d’idées, s’il s’écoule plus de 30 minutes entre le moment où le sac de sang quitte le service transfusionnel de l’hôpital ou est retiré du réfrigérateur à température contrôlée et le moment où il est prêt à être utilisé, il doit être retourné à la banque de sang jusqu’à son utilisation.

Il ne doit jamais y avoir introduction d’air dans le contenant des composants sanguins ou dans le dispositif de perfusion en raison du risque d’embolie gazeuse.

La transfusion de sang sous pression destinée à accélérer la perfusion peut contribuer à la survenue d’une hémolyse et doit toujours être supervisée par le personnel infirmier ou un médecin.

Une surcharge circulatoire engendrant un œdème pulmonaire peut survenir à la suite d’une transfusion si le volume administré ou le débit étaient excessifs. Ce risque menace particulièrement les personnes âgées et les patients atteints d’une anémie chronique grave chez qui une faible masse érythrocytaire est associée à un volume plasmatique élevé. À moins qu’il ne s’agisse d’une transfusion à la suite d’une hémorragie massive aiguë, le débit de la perfusion ne doit ordinairement pas dépasser 2 à 4 ml/kg/h. Chez les patients présentant un risque connu d’hypervolémie, on recommande un débit ne dépassant pas 1 ml/kg/h.

Après la transfusion de plaquettes, il est préférable de déloger les plaquettes retenues par le filtre en purgeant celui-ci avec 50 à 100 ml de solution saline à 0,9 % (USP).

Pour de plus amples renseignements, veuillez vous reporter aux sections A.4, point 11 et A.5, point 7b de la Circulaire d’information concernant l’utilisation de sang humain et de composants sanguins.

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