La transfusion sanguine comporte des risques malgré la plus grande vigilance de toutes les personnes intervenant dans la chaîne transfusionnelle, des étapes préalables au don de sang aux étapes suivant l’acte transfusionnel. Il revient ainsi aux cliniciens de décider si la transfusion aura plus de bienfaits que de risques.
La transfusion sanguine peut entraîner des complications ainsi que des réactions et des effets indésirables dont le degré de gravité s’échelonne de « léger » à « fatal ». Les réactions sont de nature immunologique ou non et surviennent dans les minutes, les jours ou les semaines qui suivent la transfusion.
Voici un aperçu du contenu des différentes rubriques de la section « Complications » auxquelles vous pouvez accéder en cliquant dans le menu de gauche.
Les réactions transfusionnelles peuvent survenir dans plusieurs organes et systèmes. Des signes et des symptômes se manifestent lors de certaines réactions et non pour d’autres.
Les complications transfusionnelles peuvent être classées de différentes manières. On distingue généralement trois grandes catégories : celle des réactions immédiates, celle des réactions retardées et celle des réactions autres.
Le type d’investigation dépend des symptômes et du degré de gravité de la réaction. Certains cas ne nécessitent qu’une petite investigation, tandis que d’autres exigent une investigation poussée. La marche à suivre pour réaliser une investigation immédiate est décrite dans cette rubrique.
Il est crucial d’entreprendre sur-le-champ un traitement que le médecin adaptera en fonction de l’évolution des symptômes.
Nombre de complications transfusionnelles peuvent être évitées si les principes de gestion de la qualité et les pratiques préconisées sont scrupuleusement suivies d’un bout à l’autre de la chaîne transfusionnelle, de la collecte du sang à sa transfusion.
Le signalement d’un cas suspect de réaction transfusionnelle au médecin traitant et au laboratoire est l’une des premières actions à accomplir pour découvrir la cause de la réaction et décider d’un traitement.
En outre, les fournisseurs de sang sont tenus de déclarer les réactions indésirables graves à Santé Canada. Il est recommandé au personnel des services transfusionnels des hôpitaux de prendre l’initiative de déclarer au fournisseur de sang tous les cas pour lesquels il importe de retirer de la circulation les autres composants sanguins issus d’un ou des donneurs en cause et, le cas échéant, de leur interdire de donner du sang afin d’éviter de telles réactions chez d’autres transfusés. Soulignons à cet égard que la Division générale de l’hémovigilance et des infections acquises en milieu de soins de santé, division de Santé Canada, a créé un système national de surveillance des incidents transfusionnels. Vous trouverez des renseignements concernant ce système sur le site Web de Santé Canada, dans la section des incidents transfusionnels.
Les complications transfusionnelles peuvent être classifiées selon leurs conséquences, leurs mécanismes, leurs symptômes et le moment de leur survenue, entre autres critères. Dans la liste ci-dessous, nous les avons répertoriées en deux catégories: réactions immédiates et réactions retardées.
Une réactionest dite « immédiate » si elle se manifeste dans les 24 heures suivant la transfusion.
Les réactions retardées peuvent survenir plusieurs jours, voire plusieurs mois après la transfusion.
Voir aussi le tableau des complications. Vous y trouverez la liste des réactions associées aux différents composants sanguins, qu’elles soient courantes mais généralement pas mortelles ou rares et potentiellement fatales.
Les réactions transfusionnelles hémolytiques aiguës d’origine immunologique sont graves et peuvent avoir des conséquences fatales. Elles surviennent généralement à la suite d’une erreur humaine ou technique ayant donné lieu à la transfusion de concentré de globules rouges incompatibles avec le groupe ABO du receveur. De telles réactions sont rarement liées à la transfusion de plasma incompatible.
La mauvaise identification du receveur en est la cause la plus fréquente. Une telle erreur peut survenir au cours des étapes suivantes:
La fréquence de cette réaction varie selon les établissements et la date de collecte des données. Selon une récente estimation, le risque de survenue d’une telle réaction au Canada serait d’environ 1 pour 12 500 unités de concentrés de globules rouges, et 90 % des réactions seraient le fait d’une erreur de groupe ABO. (Voir l’article de S. Kleinman dans les suggestions de lecture)
Ce type de réaction se produit généralement lorsque les anticorps anti-A ou anti-B du receveur réagissent aux antigènes érythrocytaires A ou B du donneur, ou aux deux types d’antigènes, ce qui favorise la liaison du complément et initiant du même coup la cascade du complément, qui mène à une hémolyse intravasculaire.
La prévention des réactions transfusionnelles hémolytiques repose sur l’identification correcte du receveur et le bon étiquetage des échantillons sanguins et des unités de composants sanguins à toutes les étapes, du prélèvement des échantillons sanguins à la transfusion.
REMARQUE:Une incompatibilité ABO mineure se manifestant par une réaction des anticorps ABO du donneur aux antigènes érythrocytaires A ou B du receveur, ou aux deux types d’antigènes, peut provoquer une hémolyse aiguë, mais les incompatibilités de cette nature sont moins fréquentes. Les réactions dues aux anticorps du donneur sont généralement considérées comme moins dangereuses, car les unités de composants sanguins autres que le plasma et les plaquettes-aphérèse ne contiennent que peu de plasma et ce faible volume plasmatique se dilue dans le volume sanguin du receveur. En outre, les antigènes solubles A et B du plasma du receveur contribuent à neutraliser les anticorps du donneur.
Cependant, de très graves réactions hémolytiques et des décès ont été constatés à la suite de la transfusion d’unités de composants sanguins dont le titre des anticorps anti-A ou anti-B est élevé. De telles réactions surviennent généralement à la suite de la transfusion de plaquettes-aphérèse d’un seul donneur, ces unités pouvant contenir entre 200 et 400 ml de plasma. (Voir l’article de L.G. Larsson et de ses collaborateurs dans les suggestions de lecture)
Une forme atypique de réaction hémolytique aiguë a été observée chez des patients atteints d’anémie à hématies falciformes, à la suite de la transfusion de concentrés de globules rouges compatibles. La pathophysiologie de cette réaction est encore mal connue. Il existe plusieurs hypothèses: hémolyse de voisinage, arrêt de l’érythropoïèse et macrophages hyperactifs. (Voirles suggestions de lecture)
Les signes et les symptômes accompagnant ces réactions se manifestent généralement dans les minutes qui suivent le début de la transfusion, mais peuvent survenir à n’importe quel moment pendant cette dernière. Ils comprennent notamment:
Chez le patient anesthésié, ces réactions peuvent se manifester uniquement par une chute tensionnelle, de la fièvre et des saignements inexpliqués secondaires à la coagulation intravasculaire disséminée (CIVD).
Les réactions transfusionnelles plus graves, qui peuvent être mortelles, se caractérisent par les manifestations suivantes: état de choc, frissons, fièvre, dyspnée, douleurs thoraciques, lombalgie, céphalées et saignements anormaux. Elles s’accompagnent souvent d’hémoglobinémie, d’hémoglobinurie et, plus tard, d’hyperbilirubinémie, toutes décelables. Parmi les complications pouvant être mortelles, mentionnons:
Les mécanismes régissant les réactions transfusionnelles hémolytiques aiguës sont complexes; on ne les comprend pas encore parfaitement. On sait que par suite de la transfusion d’hématies affichant une incompatibilité ABO, les anticorps anti ABO du receveur se fixent aux antigènes présents sur les hématies transfusées, ce qui déclenche l’activation du complément. Les IgM et les IgG anti-A, anti-B et anti-A,B possèdent toutes une très forte affinité pour le complément. À mesure qu’évolue la voie classique d’activation du complément, les anaphylatoxines C3a et C5a sont libérées dans le plasma du receveur. Une fois la C9 liée, les cellules du receveur sont détruites par hémolyse intravasculaire. Il semble que certaines cytokines, notamment le facteur de nécrose tumorale et les interleukines 1, 6 et 8, jouent un rôle clé dans l’apparition de l’hémolyse immunologique et de ses séquelles graves.
Bref, l’activation de la cascade du complément peut donner lieu:
IMPORTANT: Dans le cadre d’une enquête, il faut envisager tous les cas de figure, car certains symptômes sont caractéristiques de plusieurs types de complications. Il faut prendre en considération les antécédents du patient, les signes cliniques et les résultats des analyses biomédicales pour effectuer un diagnostic différentiel minutieux qui mènera au diagnostic définitif.
Chaque service transfusionnel doit avoir une politique explicite quant aux enquêtes sur les complications transfusionnelles. Nous vous présentons, ci-dessous, un exemple de directive adéquate pour la réalisation d’une enquête sur une réaction indésirable telle qu’une réaction hémolytique aiguë survenant immédiatement après la transfusion. Les auteurs de l’enquête doivent observer la politique en vigueur dans leur établissement.
La politique et la procédure d’enquête sur les réactions transfusionnelles hémolytiques varient d’un service transfusionnel à l’autre. Cependant, toute enquête doit comprendre au moins les opérations suivantes:
Selon les premiers résultats d’enquête, le service transfusionnel peut juger nécessaire de procéder à des épreuves sérologiques additionnelles, selon sa politique et ses procédures. Vous trouverez des exemples dans la section tests additionnels.
L’investigation des réactions transfusionnelles hémolytiques aiguës d’origine immunologique révèle souvent une erreur d’identification s’étant traduite par la transfusion de globules rouges affichant une incompatibilité ABO.
Lors de la découverte d’une erreur d’écriture ou de système indiquant que le patient a reçu un produit sanguin ne lui étant pas destiné (par exemple, un produit affichant une incompatibilité ABO), les mesures suivantes s’imposent:
Si l’échantillon post-transfusionnel du patient fait état d’une hémolyse manifeste:
REMARQUE: La présence de méthémalbumine peut donner au plasma une coloration brunâtre. Dans l’hémolyse intravasculaire, il y a formation de méthémalbumine une fois que la capacité de fixation à l’haptoglobine est dépassée et que l’hémoglobine libre se fixe à l’albumine. Si l’échantillon post-transfusionnel est prélevé plusieurs heures après l’apparition de la réaction soupçonnée, les produits de dégradation de l'hémoglobine, comme la bilirubine, peuvent circuler dans le sang et donner au plasma une coloration jaunâtre (plasma ictérique).
Pour que ses résultats soient valides, le TDA doit être effectué au moyen d’un échantillon sanguin prélevé sur anticoagulant (EDTA). On empêche ainsi la fixation in vitro du complément, phénomène attribuable à la présence d’un auto-anticorps froid et inoffensif comme l’autoanti-I, dont de nombreuses personnes sont porteuses. Si les résultats du TDA effectué sur l’échantillon post-transfusionnel prélevé sur EDTA sont positifs:
REMARQUE: Les résultats du TDA effectué sur l’échantillon post-transfusionnel peuvent être négatifs – même en présence d’une réaction transfusionnelle hémolytique – si, au moment du test, la majorité ou la totalité des hématies transfusées ont été détruites par hémolyse intravasculaire rapide.
Si aucun des tests initiaux ne produit un résultat positif, mais qu’il y a des signes d’hémolyse après la transfusion, il faut soupçonner une cause d’origine non immunologique, par exemple la transfusion d’une unité de sang hémolysé ou une incompatibilité pharmaco-hématologique.
Plusieurs épreuves effectuées à l’extérieur des services transfusionnels, au sein d’autres secteurs du laboratoire clinique, peuvent confirmer ou laisser entrevoir une hémolyse.
Les résultats d’analyses de laboratoire le plus souvent associés à l’hémolyse intravasculaire comprennent l’hémoglobinémie, l’hémoglobinurie et un taux accru de lacticodéshydrogénase. Lorsque l’hémolyse est à la fois intravasculaire et extravasculaire, on observe entre autres une baisse inexpliquée des taux d’hémoglobine et d’hématocrite, une baisse de l’haptoglobinémie et une hyperbilirubinémie.
Ces épreuves peuvent indiquer s’il y a destruction des globules rouges, sans toutefois révéler la cause.
Si les observations initiales ou les résultats des premières épreuves révèlent une hémolyse ou les deux, il convient de procéder à une investigation plus poussée. Parmi les épreuves de suivi possibles, mentionnons les suivantes:
Typage ABO et Rh(D) des échantillons prétransfusionnels et post-transfusionnels du patient et des unités du donneur mises en cause
Dépistage d’anticorps sur les échantillons prétransfusionnels et post-transfusionnels du patient et des unités du donneur mises en cause (selon la disponibilité du plasma)
REMARQUE: L’épreuve de dépistage peut donner un résultat faussement négatif si elle est effectuée après que la majorité des anticorps du patient se sont fixés aux cellules transfusées. En pareil cas, les résultats du TDA sont positifs, et l’anticorps peut être identifié au moyen d’un éluat préparé à partir des globules rouges post-transfusionnels du patient.
Identification d’anticorps: Si l’épreuve de dépistage révèle la présence d’un anticorps nouvellement apparu ou inattendu, il convient d’identifier ce dernier en soumettant les hématies prétransfusionnelles du receveur et les hématies du donneur (selon leur disponibilité) à un phénotypage d’antigènes ultérieur. Si l’anticorps est apparu après la transfusion, il s’agit probablement d’une réaction transfusionnelle hémolytique tardive, provoquée par la réponse anamnestique à la transfusion de globules rouges porteurs de l’antigène. Si l’on a transfusé au patient un produit comme de l’immunoglobuline intraveineuse ou une forte dose d’immunoglobuline Rh, par exemple pour traiter un purpura thrombocytopénique d’origine immunologique, il faut soupçonner la présence d’anticorps passifs.
TDA au moyen d’anticorps monospécifiques: Si les résultats du TDA post-transfusionnel fait au moyen de sérum antiglobulines polyvalentes sont positifs, le test peut être répété au moyen d’anti-IgG et d’anti-C3b/d monospécifiques pour déterminer les substances responsables de la sensibilisation des globules rouges du receveur. Cette épreuve sert principalement à établir s’il est nécessaire de procéder à une élution en vue d’identifier les anticorps pouvant être à l’origine d’une telle sensibilisation.
Élution: Si les globules rouges du receveur sont sensibilisés par une IgG, on peut préparer un éluat à partir des globules rouges ayant produit un résultat positif au TDA, puis tester par rapport à un panel pour identifier les anticorps en cause.
Le traitement doit être adapté à l’état du patient. Il consiste à soutenir la fonction cardiovasculaire par l’administration i.v. de liquides et de vasopresseurs.
Il faut cependant prendre soin d’éviter la surcharge hydrique chez les patients atteints d’insuffisance cardiaque ou rénale.
La coagulation intravasculaire disséminée (CIVD) et l’hypotension, le cas échéant, doivent être traitées sans délai afin de réduire au minimum le risque d’atteinte rénale.
Dans la mesure du possible, il faut éviter toute transfusion subséquente jusqu’à ce que le service transfusionnel ait terminé les épreuves sérologiques et déterminé la cause de la réaction.
La documentation et la déclaration des complications transfusionnelles reposent sur de nombreux intervenants et nécessitent des relations étroites entre les différents responsables. Chaque établissement peut appliquer ses propres politiques et procédures en la matière. Vous trouverez ci-dessous des exemples des différentes déclarations à faire.
Il est recommandé aux médecins et au personnel infirmier dont les patients présentent des complications transfusionnelles de documenter et de déclarer les réactions en question de la manière suivante:
Remarque: Des formalités documentaires doivent être remplies pour toute transfusion, qu’elle ait entraîné des complications ou non.
Le service transfusionnel doit remplir différentes formalités quant à la documentation et au signalement des complications transfusionnelles. Il doit notamment:
Les catégories de réactions à déclarer sont définies dans les normes de sécurité transfusionnelle ainsi que dans la Circulaire d’information de la Société canadienne du sang (voir lien figurant au paragraphe III ci-dessous).
La Société canadienne du sang, qui approvisionne tous les hôpitaux du pays, sauf ceux du Québec, est informée des réactions transfusionnelles graves par les services transfusionnels des hôpitaux et les signale à Santé Canada.
IMPORTANT: Ses responsabilités quant à la déclaration des complications, dont les maladies transmissibles par voie transfusionnelle, et la communication avec les services transfusionnels des hôpitaux sont décrits dans la Circulaire d’information concernant l’utilisation de sang humain et de composants sanguins, section A6, Déclaration des réactions indésirables graves.
Une réaction intravasculaire hémolytique aiguë ne peut être évitée que si certaines vérifications ont été effectuées préalablement à la transfusion:
Il est également indispensable que les services transfusionnels des hôpitaux appliquent des procédures visant à éviter les erreurs d’étiquetage d’échantillons lors du groupage sanguin.
Remarque: Le fait pour la Société canadienne du sang de faire figurer sur son site des liens vers des sites gérés par des tiers ne signifie pas pour autant qu’elle les approuve. Elle décline toute responsabilité quant à l’exactitude et à l’actualité des informations fournies sur ces sites et ne peut garantir que vous pourrez y accéder.
La réaction transfusionnelle hémolytique aiguë non immunologique se produit lors de la transfusion de globules rouges lysés sérologiquement compatibles. L’hémolyse peut être causée par une destruction physique ou chimique des globules rouges, notamment dans les situations suivantes:
REMARQUE: Une forme atypique de réaction transfusionnelle hémolytique aiguë a été décrite chez des patients atteints d’anémie à hématies falciformes à la suite d’une transfusion de CGR compatibles. La pathophysiologie de la réaction n’est pas bien comprise; elle pourrait faire intervenir un mécanisme d’hémolyse de voisinage, une suppression de l’érythropoïèse ou une hyperactivité des macrophages (voir suggestions de lecture).
La réaction transfusionnelle hémolytique aiguë non immunologique est rare, mais sa fréquence exacte est inconnue.
La prévention des réactions transfusionnelles hémolytiques aiguës non immunologiques repose sur une bonne observation des exigences de manipulation, de conservation et d’administration des produits sanguins.
Dans la majorité des cas, les signes et symptômes apparaissent durant la transfusion ou au cours des 24 heures suivantes. L’administration de globules rouges lysés peut donner lieu à une hémoglobinémie et à une hémoglobinurie, mais elle n’entraîne généralement pas d’autres symptômes de réaction immunitaire.
De rares cas de réactions potentiellement mortelles avec hypotension et insuffisance rénale ont cependant été signalés.
La transfusion de globules rouges lysés provoque une hémoglobinurie et, dans certains cas, la libération de substances vasoactives ou thrombogènes.
L’investigation d’une réaction transfusionnelle hémolytique aiguë non immunologique ne révèle pas d’anomalies sérologiques ni d’erreurs d’identification, mais elle met généralement en évidence une erreur de manipulation, d’entreposage ou de transfusion ou bien un dysfonctionnement entraînant la destruction physique ou chimique de globules rouges.
Il convient de soupçonner une telle réaction dans le cas d’une hémoglobinurie inexpliquée liée dans le temps à une transfusion de concentré de globules rouges, mais non associée à d’autres signes ou symptômes de réaction transfusionnelle hémolytique aiguë.
Il est souhaitable que les services transfusionnels disposent de politiques décrivant précisément les investigations à mener en cas de complications transfusionnelles. Pour voir un exemple des mesures à prendre en cas de réaction immédiate, cliquez ici.
Une hémolyse non immunologique ne nécessite pas forcément de traitement, mais il faut surveiller l’état du patient de près en cas d’hémolyse importante.
Si une hypotension ou une insuffisance rénale se produit, il faut entreprendre un traitement analogue à celui d’une réaction transfusionnelle hémolytique aiguë à médiation immunitaire. Il s’agit avant tout de traiter et de contrôler les séquelles graves d’une hémolyse intravasculaire au moyen de solutions intraveineuses, de vasopresseurs et de diurétiques.
Il est conseillé, dans la mesure du possible, de ne pas entreprendre de nouvelle transfusion jusqu’à ce que le service transfusionnel ait terminé ses investigations sérologiques et trouvé la cause de la réaction.
La documentation et la déclaration des complications transfusionnelles reposent sur de nombreux intervenants et nécessitent des relations étroites entre les différents responsables. Chaque établissement peut appliquer ses propres politiques et procédures en la matière. Vous trouverez ci-dessous des exemples des différentes déclarations à faire.
Il est recommandé aux médecins et au personnel infirmier dont les patients présentent des complications transfusionnelles de documenter et de déclarer les réactions en question de la manière suivante:
Remarque: Des formalités documentaires doivent être remplies pour toute transfusion, qu’elle ait entraîné des complications ou non.
Le service transfusionnel doit remplir différentes formalités quant à la documentation et au signalement des complications transfusionnelles. Il doit notamment:
Les catégories de réactions à déclarer sont définies dans les normes de sécurité transfusionnelle ainsi que dans la Circulaire d’information de la Société canadienne du sang (voir lien figurant au paragraphe III ci-dessous).
La Société canadienne du sang, qui approvisionne tous les hôpitaux du pays, sauf ceux du Québec, est informée des réactions transfusionnelles graves par les services transfusionnels des hôpitaux et les signale à Santé Canada.
IMPORTANT: Ses responsabilités quant à la déclaration des complications, dont les maladies transmissibles par voie transfusionnelle, et la communication avec les services transfusionnels des hôpitaux sont décrits dans la Circulaire d’information concernant l’utilisation de sang humain et de composants sanguins, section A6, Déclaration des réactions indésirables graves.
Les réactions transfusionnelles hémolytiques aiguës non immunologiques sont généralement dues à des erreurs de manipulation, d’entreposage et d’administration des composants sanguins.
Le meilleur mode de prévention consiste à éduquer les personnes intervenant dans la chaîne transfusionnelle afin qu’elles appliquent comme il se doit les procédures de manipulation, de conservation et d’administration des composants sanguins.
Le personnel auxiliaire concerné par la prévention de ce type de réaction transfusionnelle comprend:
Pour en savoir plus, consultez les sections suivantes :
Remarque: Le fait pour la Société canadienne du sang de faire figurer sur son site des liens vers des sites gérés par des tiers ne signifie pas pour autant qu’elle les approuve. Elle décline toute responsabilité quant à l’exactitude et à l’actualité des informations fournies sur ces sites et ne peut garantir que vous pourrez y accéder.
La réaction fébrile non hémolytique est l’une des complications transfusionnelles les plus fréquentes. Selon la définition établie par le Système de surveillance des incidents transfusionnels, on peut soupçonner une telle réaction si le receveur manifeste au moins un des symptômes suivants pendant la transfusion ou dans les quatre heures suivantes, en l’absence d’autres causes telles qu’une réaction hémolytique, une contamination bactérienne ou une maladie sous-jacente :
REMARQUE: La transfusion étant souvent précédée de l’administration d’antipyrétiques, la réaction transfusionnelle fébrile non hémolytique ne se traduit pas toujours par de la fièvre.
La réaction transfusionnelle fébrile non hémolytique consécutive à une transfusion de concentré de globules rouges (CGR) est généralement causée par des anticorps se trouvant dans le plasma du receveur qui s’attaquent aux leucocytes présents dans le CGR transfusé. La plupart des patients sujets à de telles réactions sont des polytransfusés et des femmes ayant eu plusieurs grossesses. Quant aux réactions résultant de la transfusion de plaquettes, la majorité d’entre elles sont probablement provoquées par des cytokines s’étant accumulées durant la période d’entreposage des plaquettes. La réduction leucocytaire pré-entreposage a permis de réduire la fréquence de ces réactions, mais non de les éviter toutes (voir la partie « Explications », dans la section « Tableau clinique »).
Le taux d’incidence des réactions transfusionnelles fébriles non hémolytiques varie selon la population de patients, le type de composants sanguins transfusés, la méthode de préparation des composants ainsi que leur durée d’entreposage. Il est également fonction des critères diagnostiques et du degré de surveillance de l’état des patients.
On observe notamment une différence marquée entre la fréquence des réactions dues à la transfusion de CGR et celles dues à la transfusion de plaquettes. Le taux d’incidence des réactions fébriles non hémolytiques liées à la transfusion de CGR est estimé à environ 1 % pour l’ensemble de la population hospitalière. Il est plus élevé chez les patients atteints d’une affection hématologique maligne, de thalassémie ou d’anémie à hématies falciformes.
Le taux d’incidence de réactions fébriles non hémolytiques liées à la transfusion de plaquettes partiellement déleucocytées avant leur entreposage est, quant à lui, compris approximativement entre 6 et 8 %. On n’observe de réactions sévères, se caractérisant par des frissons parfois accompagnés d’une hyperthermie, que chez 1 à 2 % des receveurs de transfusions de plaquettes partiellement déleucocytées. (Voir, dans la section Suggestions de lecture, l'article de N. Heddle et coll. paru dans le numéro de mai 2002 de la revue Transfusion).
De telles réactions sont généralement résolutives et sans séquelles à long terme, mais elles peuvent grandement perturber les personnes qui en sont victimes.
Les signes et symptômes d’une réaction transfusionnelle fébrile non hémolytique peuvent se manifester au cours de la transfusion ou dans les quatre heures suivantes. En voici une liste non exhaustive :
Réaction transfusionnelle fébrile non hémolytique à médiation humorale
Selon de nombreux spécialistes, les réactions fébriles non hémolytiques aux transfusions de concentré de globules rouges seraient dues à une réaction des anticorps du receveur aux antigènes leucocytaires du donneur. Les leucocytes de ce dernier libèrent des cytokines, notamment de l’interleukine 1b (IL-1b), de l’interleukine 6 (IL-6) et un facteur de nécrose tumorale.
Il existe une autre théorie selon laquelle l’interaction entre les antigènes contenus par les globules blancs du donneur et les anticorps du receveur peut activer le complément et, en conséquence, stimuler la production et la libération des cytokines par les macrophages du receveur.
Réactions transfusionnelles fébriles non hémolytiques dues à l’accumulation de cytokines durant la période d’entreposage
Selon certains spécialistes, les réactions fébriles non hémolytiques à la transfusion de plaquettes seraient dues à l’accumulation de cytokines (IL-1b, IL-6 et facteur de nécrose tumorale), dans le plasma dans lequel baignent les plaquettes. La transfusion de ces cytokines avec les plaquettes déclenche des symptômes caractéristiques de ce type de réaction. Si les cytokines générées par les leucocytes étaient les seuls agents en cause, la réduction leucocytaire pré-entreposage permettrait probablement d’éviter de telles réactions, mais ce n’est pas le cas.
En effet, de nombreux autres agents modificateurs de réponses biologiques, notamment des cytokines, des chimiokines, des fragments de complément, des histamines et des lipides, s’accumulent dans les concentrés plaquettaires au cours de la période d’entreposage. Ils interviennent peut-être aussi dans les réactions secondaires. Il faudrait étudier de manière plus approfondie les phénomènes à l’origine de ces réactions secondaires, phénomènes qui pourraient être le fait de plusieurs facteurs.
Les services transfusionnels doivent avoir une politique définissant clairement la procédure d’investigation des réactions transfusionnelles fébriles non hémolytiques et les cas dans lesquels la transfusion peut être réamorcée. La reprise de la transfusion exige la plus grande prudence, en raison des risques de réactions hémolytiques liés aux concentrés de globules rouges (CGR) et des risques de contamination bactérienne associés aux concentrés plaquettaires. Il est d’autant plus important de faire preuve de vigilance que les réactions non hémolytiques sont moins fréquentes depuis que tous les composants sanguins font l’objet d’une réduction leucocytaire avant d’être entreposés. Voici quelques règles à observer:
Pour consulter un modèle de mesures à prendre en cas de réaction transfusionnelle immédiate, cliquez ici.
Une complication hémolytique immédiate ou retardée et une infection bactérienne d’origine transfusionnelle pouvant également se manifester par des symptômes fébriles, il faut commencer par écarter ce type de complication.
Il convient en outre de tenir compte des symptômes du patient, de son état et de ses antécédents de complications transfusionnelles. À ce propos, nous vous suggérons de lire « Controversies in Transfusion Medicine : Should a Febrile Transfusion Response occasion the return of the blood component to the blood bank », débat entre FK Widmann, qui juge approprié de retourner à la banque de sang les composants sanguins à l’origine d’une réaction fébrile, et HA Oberman, qui est d’avis contraire. Ce débat figure dans la liste de nos suggestions de lecture.
Le diagnostic s’établissant par élimination, certains laboratoires portent à conclure à une réaction fébrile non hémolytique lorsque les symptômes se limitent à ceux d’une réaction d’intensité faible à moyenne (fièvre, frissons, malaise, etc.) et qu’il n’existe aucune preuve sérologique ou documentaire de réaction hémolytique.
Les CGR étant partiellement déleucocytés avant leur entreposage, certains spécialistes préconisent de mettre en culture un échantillon du concentré transfusé, afin d’écarter la possibilité d’un sepsis.
Certains laboratoires suivent la procédure établie pour les CGR et procèdent en outre à une coloration de Gram et à une hémoculture, si un patient présente des symptômes graves à la suite d’une transfusion de plaquettes.
Les plaquettes pouvant être conservées à température ambiante pendant cinq jours, les réactions septiques sont plus fréquentes que dans le cas d’autres composants sanguins.
Le traitement d’une réaction transfusionnelle fébrile non hémolytique consiste à soigner la fièvre à l’aide d’un agent antipyrétique, tel que l’acétaminophène.
Par ailleurs, l’administration de petites doses de mépéridine (Demerol) est un traitement qui a été utilisé contre des frissons intenses qui peuvent se produire à la suite d’une réaction transfusionnelle fébrile non hémolytique.
Certains cliniciens décident d’administrer, en prémédication, de l’acétaminophène et de la diphénhydramine aux patients ayant été sujets à deux apparentes réactions transfusionnelles fébriles non hémolytiques, bien que l’efficacité de ces médicaments pour cette indication n’ait pas encore fait l’objet d’études poussées.
Dans la mesure du possible, il est conseillé d’attendre que le service transfusionnel ait terminé les investigations sérologiques et découvert l’origine de la réaction avant d’entreprendre une nouvelle transfusion.
La documentation et la déclaration des complications transfusionnelles reposent sur de nombreux intervenants et nécessitent des relations étroites entre les différents responsables. Chaque établissement peut appliquer ses propres politiques et procédures en la matière. Vous trouverez ci-dessous des exemples des différentes déclarations à faire.
Il est recommandé aux médecins et au personnel infirmier dont les patients présentent des complications transfusionnelles de documenter et de déclarer les réactions en question de la manière suivante:
Remarque: Des formalités documentaires doivent être remplies pour toute transfusion, qu’elle ait entraîné des complications ou non.
Le service transfusionnel doit remplir différentes formalités quant à la documentation et au signalement des complications transfusionnelles. Il doit notamment:
Les catégories de réactions à déclarer sont définies dans les normes de sécurité transfusionnelle ainsi que dans la Circulaire d’information de la Société canadienne du sang (voir lien figurant au paragraphe III ci-dessous).
La Société canadienne du sang, qui approvisionne tous les hôpitaux du pays, sauf ceux du Québec, est informée des réactions transfusionnelles graves par les services transfusionnels des hôpitaux et les signale à Santé Canada.
IMPORTANT: Ses responsabilités quant à la déclaration des complications, dont les maladies transmissibles par voie transfusionnelle, et la communication avec les services transfusionnels des hôpitaux sont décrits dans la Circulaire d’information concernant l’utilisation de sang humain et de composants sanguins, section A6, Déclaration des réactions indésirables graves.
La Société canadienne du sang pratique la réduction leucocytaire sur toutes les unités de concentrés de globules rouges et de plaquettes avant leur entreposage, dans le cadre du processus de préparation des composants sanguins.
Il existe un autre mode de prévention consistant à administrer de l’acétaminophène et de la diphénhydramine aux patients ayant eu deux probables réactions de cette nature par le passé, bien que l’efficacité de cette prémédication mérite des études plus approfondies.
La réduction leucocytaire pré-entreposage ne pouvant éviter l’accumulation, dans les unités de concentrés plaquettaires, de certains médiateurs intervenant dans les réactions biologiques tels que IL-8, C3a et CAa, il est préconisé d’extraire le plasma des unités juste avant de les transfuser. Il s’agit d’une méthode peu courante, bien qu’elle se soit révélée efficace pour éviter de graves réactions à la suite de transfusions plaquettaires. (Voir, dans la section Suggestions de lecture, l’article de Nancy Heddle et coll. paru dans la revue Transfusion en 2002)
Remarque: Le fait pour la Société canadienne du sang de faire figurer sur son site des liens vers des sites gérés par des tiers ne signifie pas pour autant qu’elle les approuve. Elle décline toute responsabilité quant à l’exactitude et à l’actualité des informations fournies sur ces sites et ne peut garantir que vous pourrez y accéder.
Les urticaires d’origine transfusionnelle sont généralement des réactions allergiques lègères liées à la pré-existence, chez le receveur, d’immunoglubulines E (IgE) qui réagissent contre les protéines du plasma contenu dans l’unité ou les unités de composants sanguins transfusées.
Elles peuvent aussi être dues aux causes suivantes:
L’allergène ou la cause précise sont rarement découverts. Les réactions se caractérisant par des éruptions urticariennes et des démangeaisons sont généralement qualifiées d’allergiques, même si leur origine exacte est inconnue.
À l’extrémité du spectre du continuum de gravité, on distingue les réactions anaphylactoïdes se manifestant par des bronchospasmes et un œdème de la glotte et les réactions anaphylactiques se traduisant par une hypotension ou un choc. Pour en savoir plus, veuillez consulter la section consacrée aux réactions anaphylactiques.
Les réactions allergiques légères (urticaire) sont les complications transfusionnelles les plus courantes. Elles surviennent dans 1 à 3 % des cas de transfusions d’unités de composants sanguins contenant du plasma.
Des réactions allergiques légères peuvent apparaître à n’importe quel moment pendant la transfusion, ou peu après cette dernière. Elles se manifestent généralement par les symptômes suivants: urticaire localisé ou généralisé, prurit, érythème (bouffées vasomotrices) et respiration sifflante.
Les réactions à médiation IgE sont appelées réactions d’hypersensibilité immédiates de type I. Dotées d’un fragment Fc, les IgE sont capables de se lier à des récepteurs membranaires des mastocytes et des basophiles tissulaires. Lorsque le patient est réexposé à un antigène (allergène) reconnu par les IgE qui recouvrent les mastocytes, ces derniers sont activés. Ce phénomène entraîne la réticulation des IgE liées aux récepteurs, ce qui provoque la dégranulation mastocytaire et la libération de médiateurs préformés ou néoformés de l’allergie.
L’histamine est le principal médiateur préformé. Elle entraîne la vasodilatation, l’augmentation de la perméabilité vasculaire, l’augmentation des sécrétions nasales et bronchiques et la contraction des muscles lisses. La médiation de la réaction allergique est également assurée par d’autres composés granulés, dont les suivants: héparine, enzymes, leucotriènes, cytokines et divers facteurs d’activation tels que les facteurs chimiotactiques pour les polynucléaires éosinophiles et neutrophiles et le facteur d’activation des plaquettes.
Chaque service transfusionnel doit avoir une politique définissant clairement la procédure d’investigation à suivre en cas de complications transfusionnelles. Voici un modèle de procédure appropriée pour l’investigation immédiate de réactions transfusionnelles immédiates.
IMPORTANT: Dans le cadre d’une enquête, il faut envisager tous les cas de figure, car certains symptômes sont caractéristiques de plusieurs types de complications. Il faut prendre en considération les antécédents du patient, les signes cliniques et les résultats des analyses biomédicales pour effectuer un diagnostic différentiel minutieux qui mènera au diagnostic définitif.
Il est généralement inutile d’entreprendre une investigation de laboratoire s’il s’agit d’une urticaire isolée, d’un prurit isolé ou des deux (c’est-à-dire quand le patient ne présente aucun autre signe ou symptôme de complication) et que la vérification de l’identité du patient et du donneur ne révèle aucune erreur. Dans la plupart des cas, la transfusion peut être réamorcée après administration d’un antihistaminique, à condition que les règlements et procédures de l’hôpital l’autorisent et que le patient soit placé sous observation.
Si les symptômes se limitent à de l’urticaire ou à des démangeaisons, il est conseillé d’interrompre momentanément la transfusion et d’administrer un antihistaminique au patient, à condition que le médecin le juge indiqué.
Si les effets s’atténuent, la transfusion peut être poursuivie à lent débit. Chez le patient ayant des antécédents répétés de réactions allergiques légères, le médecin traitant peut prescrire des antihistaminiques à titre préventif.
La documentation et la déclaration des complications transfusionnelles reposent sur de nombreux intervenants et nécessitent des relations étroites entre les différents responsables. Chaque établissement peut appliquer ses propres politiques et procédures en la matière. Vous trouverez ci-dessous des exemples des différentes déclarations à faire.
Il est recommandé aux médecins et au personnel infirmier dont les patients présentent des complications transfusionnelles de documenter et de déclarer les réactions en question de la manière suivante:
Remarque: Des formalités documentaires doivent être remplies pour toute transfusion, qu’elle ait entraîné des complications ou non.
Le service transfusionnel doit remplir différentes formalités quant à la documentation et au signalement des complications transfusionnelles. Il doit notamment:
Les catégories de réactions à déclarer sont définies dans les normes de sécurité transfusionnelle ainsi que dans la Circulaire d’information de la Société canadienne du sang (voir lien figurant au paragraphe III ci-dessous).
La Société canadienne du sang, qui approvisionne tous les hôpitaux du pays, sauf ceux du Québec, est informée des réactions transfusionnelles graves par les services transfusionnels des hôpitaux et les signale à Santé Canada.
IMPORTANT: Ses responsabilités quant à la déclaration des complications, dont les maladies transmissibles par voie transfusionnelle, et la communication avec les services transfusionnels des hôpitaux sont décrits dans la Circulaire d’information concernant l’utilisation de sang humain et de composants sanguins, section A6, Déclaration des réactions indésirables graves.
Chez le patient qui a des antécédents répétés de réaction allergique légère, le médecin traitant peut prescrire des antihistaminiques à titre préventif.
Remarque: Le fait pour la Société canadienne du sang de faire figurer sur son site des liens vers des sites gérés par des tiers ne signifie pas pour autant qu’elle les approuve. Elle décline toute responsabilité quant à l’exactitude et à l’actualité des informations fournies sur ces sites et ne peut garantir que vous pourrez y accéder.
Les réactions allergiques post-transfusionnelles peuvent être légères (urticariennes), modérées (anaphylactoïdes) ou graves (anaphylactiques). Les réactions transfusionnelles anaphylactiques sont des réactions allergiques graves qui se caractérisent par une hypotension profonde et un état de choc. Parmi leurs causes possibles, mentionnons les suivantes:
Les réactions transfusionnelles anaphylactiques surviennent très rarement, mais on n’en connaît pas la fréquence exacte. Comme on ne les consigne pas de façon systématique, le nombre de cas déclarés varie largement d’une étude à une autre.
Des études menées récemment indiquent qu’au Canada, le risque de réaction allergique grave (réactions anaphylactoïdes et anaphylactiques) s’établit à environ 1 cas par tranche de 25 000 unités de globules rouges transfusées et à 1 cas par tranche de 1 600 mélanges de plaquettes (consulter l’article de S. Kleinman mentionné dans la section Suggestions de lecture).
On peut observer une réaction allergique grave après la perfusion de quelques millilitres de sang seulement; les symptômes peuvent n’être que d’intensité légère au départ, mais évoluer rapidement vers la perte de conscience, l’état de choc et, dans de rares cas, la mort. Les réactions anaphylactiques surviennent généralement de 1 à 45 minutes après le début de la transfusion. Les réactions anaphylactoïdes moins graves peuvent n’apparaître que de 2 à 3 heures après le début de la transfusion.
Le tableau suivant présente, par appareil ou système, les symptômes qui accompagnent la réaction anaphylactique:
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Appareil cutané
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Appareil respiratoire
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Appareil digestif
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Appareil cardiovasculaire
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Symptômes divers
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Les réactions à médiation IgE sont appelées réactions d’hypersensibilité immédiates de type I. Dotées d’un fragment Fc, les IgE sont capables de se lier à des récepteurs membranaires des mastocytes et des basophiles tissulaires. Lorsque le patient est réexposé à un antigène (allergène) reconnu par les IgE qui recouvrent les mastocytes, ces derniers sont activés. Ce phénomène entraîne la réticulation des IgE liées aux récepteurs, ce qui provoque la dégranulation mastocytaire et la libération de médiateurs préformés ou néoformés de l’allergie.
L’histamine est le principal médiateur préformé. Elle entraîne la vasodilatation, l’augmentation de la perméabilité vasculaire, l’augmentation des sécrétions nasales et bronchiques et la contraction des muscles lisses. La médiation de la réaction allergique est également assurée par d’autres composés granulés, dont les suivants: héparine, enzymes, leucotriènes, cytokines et divers facteurs d’activation tels que les facteurs chimiotactiques pour les polynucléaires éosinophiles et neutrophiles et le facteur d’activation des plaquettes.
Anticorps anti-immunoglobulines A (IgA): on observe une carence en IgA (taux inférieur à 0,0005 g/l) chez environ 1 personne d’origine européenne sur 700. Certaines d’entre elles sont porteuses d’anticorps anti-IgA immuns ou naturels (c’est-à-dire dont la présence ne résulte pas d’une exposition antérieure à du sang ou à des produits sanguins, que ce soit lors d’une grossesse ou d’une transfusion) pouvant provoquer une réaction anaphylactique.
Face à une réaction anaphylactique ou à une forte réaction anaphylactoïde, il est impératif de procéder à une recherche d’anti-IgA dans le sérum prélevé du patient avant la transfusion. Les laboratoires de nombreux hôpitaux disposent des tests de dépistage de déficit en IgA. Les anticorps anti-IgA sont généralement seulement présents chez les patients déficients en IgA, mais ils peuvent aussi être présents en cas d’un déficit d’une sous-classe d’immunoglobulines.
Il est conseillé d’expédier des échantillons d’analyse à la Société canadienne du sang si le test ne peut être réalisé sur place, si le résultat est négatif ou si le sujet a déjà eu plusieurs réactions anaphylactoïdes.
Il importe de distinguer les réactions anaphylactiques ou anaphylactoïdes des réactions transfusionnelles se manifestant par des signes et des symptômes similaires, notamment les réactions hémolytiques immédiates, la surcharge circulatoire, le sepsis et le syndrome respiratoire aigu post-transfusionnel (TRALI). Il faut également tenir compte du fait qu’une réaction anaphylactique ou anaphylactoïde peut être due à un traitement médical autre qu’une transfusion sanguine.
La transfusion doit être arrêtée immédiatement, et n’être reprise en aucun cas. Le médecin traitant doit être avisé immédiatement.
La réaction doit être prise en charge comme toute réaction allergique grave à un autre allergène (administration de liquides, d’épinéphrine, d’antihistaminiques, de bronchodilatateurs ou de vasopresseurs, ou une combinaison de ces traitements, selon le cas).
Il faut surveiller étroitement les patients qui présentent une telle réaction pendant au moins 6 heures après l’apparition des symptômes.
Dans la mesure du possible, il faut éviter toute transfusion subséquente jusqu’à ce que le service transfusionnel ait terminé les épreuves sérologiques et déterminé la cause de la réaction.
La documentation et la déclaration des complications transfusionnelles reposent sur de nombreux intervenants et nécessitent des relations étroites entre les différents responsables. Chaque établissement peut appliquer ses propres politiques et procédures en la matière. Vous trouverez ci-dessous des exemples des différentes déclarations à faire.
Il est recommandé aux médecins et au personnel infirmier dont les patients présentent des complications transfusionnelles de documenter et de déclarer les réactions en question de la manière suivante:
Remarque: Des formalités documentaires doivent être remplies pour toute transfusion, qu’elle ait entraîné des complications ou non.
Le service transfusionnel doit remplir différentes formalités quant à la documentation et au signalement des complications transfusionnelles. Il doit notamment:
Les catégories de réactions à déclarer sont définies dans les normes de sécurité transfusionnelle ainsi que dans la Circulaire d’information de la Société canadienne du sang (voir lien figurant au paragraphe III ci-dessous).
La Société canadienne du sang, qui approvisionne tous les hôpitaux du pays, sauf ceux du Québec, est informée des réactions transfusionnelles graves par les services transfusionnels des hôpitaux et les signale à Santé Canada.
IMPORTANT: Ses responsabilités quant à la déclaration des complications, dont les maladies transmissibles par voie transfusionnelle, et la communication avec les services transfusionnels des hôpitaux sont décrits dans la Circulaire d’information concernant l’utilisation de sang humain et de composants sanguins, section A6, Déclaration des réactions indésirables graves.
Voici le mode de prévention à adopter dans trois cas de réaction anaphylactique ou anaphylactoïde:
Si le patient ne présente pas de déficit en IgA, qu’aucun anti-IgA n’a été mis en évidence et qu’il n’a manifesté qu’une seule réaction anaphylactique ou anaphylactoïde auparavant, la transfusion de composants sanguins non lavés peut être tentée dans des conditions cliniques contrôlées et sous étroite surveillance médicale. Voici la marche à suivre:
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Précautions à prendre pour les patients ayant des anticorps anti-IgA |
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| Culot globulaire |
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| Plaquettes |
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| Plasma frais congelé, plasma congelé et cryoprécipité |
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| Produits dérivés du plasma (IgIV, albumine et immunoglobulines anti-Rh) |
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Le traitement préconisé précédemment (voir le point 2) est également recommandé si le patient présente un déficit en IgA, qu’il ne présente pas d’anti-IgA et qu’il a déjà eu une réaction anaphylactique ou anaphylactoïde à la suite d’une transfusion. Il convient toutefois de souligner que la réaction n’est pas forcément liée au déficit en IgA. Il est en outre envisageable, pour un tel patient, d’effectuer périodiquement une recherche d’anti-IgA avant de procéder à des transfusions non urgentes par la suite, mais il n’est pas indispensable de lui administrer systématiquement des produits pauvres en IgA.
Remarque: Le fait pour la Société canadienne du sang de faire figurer sur son site des liens vers des sites gérés par des tiers ne signifie pas pour autant qu’elle les approuve. Elle décline toute responsabilité quant à l’exactitude et à l’actualité des informations fournies sur ces sites et ne peut garantir que vous pourrez y accéder.
Le sepsis post-transfusionnel est rare, mais peut être fatal. Les causes de contamination bactérienne du sang collecté sont diverses:
La présence de toxines sécrétées par des bacilles à Gram négatif peut causer de graves réactions endotoxiniques, voire un choc et la mort. De telles réactions ont été observées à la suite de transfusions de CGR conservés pendant plusieurs semaines à une température comprise entre 1 et 6 °C, de plaquettes conservées durant cinq jours à une température comprise entre 20 et 24 °C et de composants sanguins contaminés par manque d’étanchéité lors de la décongélation au bain-marie.
Les statistiques concernant la fréquence du sepsis post-transfusionnel varient selon les modes de surveillance. On ignore sa fréquence réelle, mais elle est probablement sous-évaluée. Soulignons que les plaquettes comportent plus de risques que les CGR, car elles sont conservées à la température ambiante.
Les estimations ci-dessous vous donneront une idée de la fréquence de ce type de complication.
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CGR
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Plaquettes issues de sang total
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| Contamination bactérienne |
1 cas pour 10 000 unités transfusées
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1 cas pour 2 000 unités
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| Infection bactérienne |
1 cas pour 100 000 unités transfusées
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1 cas pour 10 000 transfusions
(unités mélangées) |
| Infection bactérienne fatale | 1 cas pour 500 000 unités transfusées | 1 cas pour 50 000 transfusions (unités mélangées) |
Le sepsis post-transfusionnel est attribuable à des bactéries à Gram négatif ainsi qu’à des bactéries à Gram positif. Il a été fait état de nombreux cas de contamination par des bactéries à Gram positif peuplant normalement la flore cutanée et des bactéries à Gram négatif présentes dans le sang de manière passagère. Les agents bactériens à Gram négatif, qui se trouvent généralement dans des CGR, sont à l’origine des infections plus graves. Voici une liste non exhaustive des micro-organismes impliqués:
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Gram positif
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Gram negatif
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Certains des symptômes du sepsis s’apparentent à ceux d’une réaction transfusionnelle hémolytique aiguë à médiation immunitaire et du syndrome respiratoire aigu post-transfusionnel (TRALI). Les cas bénins peuvent être identiques aux réactions transfusionnelles fébriles non hémolytiques. La gravité de la réaction dépend de nombreux facteurs, dont la virulence du microorganisme, la charge bactérienne et les facteurs propres à l’hôte (p. ex., antibiothérapie concomitante et degré d’immunodépression).
Les symptômes, qui apparaissent généralement pendant la transfusion ou immédiatement après cette dernière, peuvent comprendre les suivants:
Les endotoxines bactériennes stimulent les macrophages. Ces derniers produisent des cytokines telles que le facteur de nécrose tumorale a (TNF-a et diverses interleukines (IL-1β, IL-6, IL-8, etc.). La libération de cytokines, qui est à l’origine des signes et des symptômes du sepsis, peut entraîner un choc septique aigu.
Chaque service transfusionnel doit avoir une politique définissant clairement la procédure d’investigation à suivre en cas de complications transfusionnelles. Voici un modèle de procédure appropriée pour l’investigation immédiate de réactions transfusionnelles immédiates.
Il faut veiller à ne pas confondre un sepsis avec une complication transfusionnelle présentant des symptômes semblables, telle qu’une réaction hémolytique immédiate, le syndrome respiratoire aigu post-transfusionnel (TRALI) ou une réaction fébrile non hémolytique. La prise en charge immédiate du patient ainsi que les directives concernant la déclaration de la réaction transfusionnelle et l’administration de futures transfusions dépendent de la nature de la complication.
Il est conseillé de réaliser l’investigation selon la norme Z902-04 de l’Association canadienne de normalisation. La survie du patient dépend des actions suivantes:
Voici un exemple de procédure d’investigation appropriée en cas de suspicion de sepsis. Cet exemple ne saurait prévaloir sur les procédures en vigueur au sein des établissements hospitaliers.
Le sepsis peut se manifester par une hémoglobinémie et une hémoglobinurie. Dans certaines unités de concentrés de globules rouges, on peut observer à l’œil nu une couleur anormalement foncée, des bulles, des signes d’hémolyse ou des caillots.
La première étape du diagnostic consiste à effectuer aussitôt une coloration de Gram avec ce qu’il reste de l’unité du donneur. Il convient également de réaliser des cultures aréobies et anaérobies avec :
S’il ne reste que peu du composant sanguin transfusé, il est indiqué de réaliser la culture directement dans le sac. En outre, des échantillons de sang du patient, l’unité ou les unités de composants sanguins du donneur et le filtre du dispositif de transfusion doivent être recueillis en évitant qu’ils ne soient contaminés par des bactéries extérieures. Il est conseillé de réfrigérer les sacs de composants sanguins et de les conserver, ainsi que les isolats bactériens, jusqu’à la fin de l’investigation.
Le diagnostic est confirmé par l’isolement de la même bactérie chez le donneur et le patient.
Le sepsis post-transfusionnel doit être pris en charge comme tout autre cas de choc septique.
Étant donné que les réactions septiques et toxiques peuvent menacer le pronostic vital, elles commandent un traitement vigoureux. Ce dernier doit être amorcé immédiatement après le prélèvement des échantillons sanguins du receveur en vue de cultures et comprendre:
La survenue d’autres séquelles graves, comme la coagulation intravasculaire disséminée (CIVD), nécessite une attention immédiate.
Dans la mesure du possible, il faut éviter d’effectuer d’autres transfusions jusqu’à ce que le service transfusionnel ait terminé son enquête sérologique et déterminé la cause de la réaction.
La documentation et la déclaration des complications transfusionnelles reposent sur de nombreux intervenants et nécessitent des relations étroites entre les différents responsables. Chaque établissement peut appliquer ses propres politiques et procédures en la matière. Vous trouverez ci-dessous des exemples des différentes déclarations à faire.
Il est recommandé aux médecins et au personnel infirmier dont les patients présentent des complications transfusionnelles de documenter et de déclarer les réactions en question de la manière suivante:
Remarque: Des formalités documentaires doivent être remplies pour toute transfusion, qu’elle ait entraîné des complications ou non.
Le service transfusionnel doit remplir différentes formalités quant à la documentation et au signalement des complications transfusionnelles. Il doit notamment:
Les catégories de réactions à déclarer sont définies dans les normes de sécurité transfusionnelle ainsi que dans la Circulaire d’information de la Société canadienne du sang (voir lien figurant au paragraphe III ci-dessous).
La Société canadienne du sang, qui approvisionne tous les hôpitaux du pays, sauf ceux du Québec, est informée des réactions transfusionnelles graves par les services transfusionnels des hôpitaux et les signale à Santé Canada.
IMPORTANT: Ses responsabilités quant à la déclaration des complications, dont les maladies transmissibles par voie transfusionnelle, et la communication avec les services transfusionnels des hôpitaux sont décrits dans la Circulaire d’information concernant l’utilisation de sang humain et de composants sanguins, section A6, Déclaration des réactions indésirables graves.
Les stratégies employées pour prévenir le sepsis varient en fonction de la cause potentielle et sont décrites ci-dessous. En voici une liste:
Il s’agit d’écarter les donneurs potentiels qui présentent les critères suivants:
La plupart des bactéries que l’on trouve dans les plaquettes proviennent de la flore normale de la peau, ce qui souligne l’importance de techniques de prélèvement aseptiques et de méthodes adéquates de désinfection de la peau.
Malgré ces précautions, il est pratiquement impossible de décontaminer la peau humaine. Par ailleurs, un fragment de peau peut être arraché par l’aiguille et s’infiltrer dans le sang prélevé, et des bactéries viables sont parfois associées aux couches profondes de la peau malgré une désinfection adéquate de la surface cutanée. La Société canadienne du sang a récemment mis en circulation des sacs de prélèvement de sang total pourvus d’un dispositif de déviation destiné à éliminer les premiers 30 à 40 ml de sang prélevés. Son emploi réduit le risque de contamination par la flore cutanée sans toutefois l’éliminer complètement. La stratégie reste par ailleurs sans effet sur les autres causes de contamination bactérienne potentiellement plus graves, telles que la bactériémie asymptomatique du donneur.
La conservation et le transport adéquats des composants sanguins sont essentiels à la prévention de la prolifération bactérienne dans les composants potentiellement contaminés.
Il faut qu’il existe des politiques claires en matière de surveillance et de documentation de la température des composants sanguins, du matériel de conservation (p. ex., réfrigérateurs, congélateurs et incubateurs à plaquettes) et des contenants de transport. Des mesures correctives doivent être prises en cas de problème.
Tous les composants sanguins doivent être visuellement inspectés lors de l’étiquetage et de la mise en stock, de l’autorisation de mise en circulation donnée par la Société canadienne du sang, ainsi qu’avant d’être déclarés prêts pour la transfusion par le service transfusionnel. Voir un exemple des critères d’inspection visuelle à l’intention des services transfusionnels.
Le service transfusionnel en milieu hospitalier pourra adopter des critères légèrement différents, s’ils sont autorisés par le directeur médical du service.
La prévention de la contamination bactérienne lors de la transfusion, du mélange et de la décongélation des unités de composants passe par l’observation de plusieurs critères. En voici quelques-uns:
REMARQUE: Les produits congelés doivent être décongelés au service transfusionnel conformément aux procédés normalisés et au moyen de matériel conçu à cet effet; ils NE doivent PAS être décongelés dans les unités de soins, à moins que la technique ne soit dûment contrôlée et que du matériel destiné à la décongélation du plasma ne soit employé.
Un certain nombre de méthodes de détection de bactéries et d’inactivation d’agents pathogènes sont actuellement à l’étude et pourraient constituer des moyens supplémentaires pour empêcher la transmission de bactéries et d’autres micro-organismes lors de la transfusion.
Plusieurs modes de détection bactérienne sont à l’étude, dont l’inspection visuelle, la mise en culture, la coloration de Gram et la coloration à l’acridine orange, l’amplification en chaîne par polymérase (ACP), l’hybridation par ARNr en chimioluminescence et les bandelettes urinaires (qui permettent de mesurer le pH et le taux de glucose). L’American Association of Blood Banks a récemment publié un bulletin d’information au sujet de ces techniques (voir les suggestions de lecture).
Plusieurs méthodes d’inactivation des agents pathogènes sont en cours d’étude. Ces méthodes comportent l’exposition des composants sanguins à des réactifs tels que le psoralène, la riboflavine, le bleu de diméthylméthylène et l’inactine, qui inactivent une variété d’agents pathogènes tels que les virus, les bactéries, les protozoaires et les champignons.
Remarque: Le fait pour la Société canadienne du sang de faire figurer sur son site des liens vers des sites gérés par des tiers ne signifie pas pour autant qu’elle les approuve. Elle décline toute responsabilité quant à l’exactitude et à l’actualité des informations fournies sur ces sites et ne peut garantir que vous pourrez y accéder.
par Tanya Petraszko, M.D. F.R.C.P.C., et Heather Hume, M.D. F.R.C.P.C.
Le syndrome respiratoire aigu post-transfusionnel (TRALI) est une réaction caractérisée par la survenue d’une détresse respiratoire aiguë après la transfusion d’un composant sanguin. Tous les produits sanguins contenant du plasma ont été mis en cause, y compris, dans de rares cas, les IgIV et le cryoprécipité. Le TRALI est une complication rare des transfusions de sang allogénique. On ne connaît toutefois pas clairement son incidence en raison de la difficulté de définir précisément ce syndrome et de la diversité des mécanismes de déclaration appliqués dans le monde. Selon diverses études, on estime que l’incidence globale du TRALI se situe entre 1 cas pour 1 120 et 1 cas pour 57 810 unités transfusées. L’incidence signalée dans les publications médicales varie considérablement : de 1 cas pour 557 000 unités transfusées, pour les concentrés de globules rouges, à 1 cas pour 432 unités transfusées, pour les produits plaquettaires.
Le TRALI est associé à une morbidité élevée, et la majorité des patients chez qui il survient ont besoin de ventilation assistée. Toutefois, l’atteinte pulmonaire qui en résulte est généralement transitoire, le taux de PO2 revenant au niveau prétransfusionnel dans les 48 à 96 heures suivantes, et la radiographie pulmonaire redevenant normale dans les 96 heures suivantes. Le TRALI est d’autre part associé à un taux de mortalité appréciable, souvent de l’ordre de 5 à 10 %. Étant donné les progrès réalisés en matière de sécurité des composants sanguins, particulièrement en ce qui concerne la transmission de maladies infectieuses, le TRALI se retrouve maintenant parmi les trois principales causes de décès post-transfusionnel, aux côtés de l’incompatibilité ABO et de la contamination bactérienne.
par Tanya Petraszko, M.D. F.R.C.P.C., et Heather Hume, M.D. F.R.C.P.C.
Les symptômes du TRALI surviennent habituellement pendant la transfusion ou dans les 6 heures suivantes. Une dyspnée et une tachypnée se manifestent soudainement, et la réaction peut être accompagnée de fièvre, de cyanose et d’hypotension. L’examen clinique révèle une détresse respiratoire, et des crépitations pulmonaires peuvent être présentes sans qu’il y ait signe d’insuffisance cardiaque congestive ou de surcharge de volume. Des signes d’œdème pulmonaire bilatéral non lié à une insuffisance cardiaque (œdème pulmonaire non cardiogénique), avec infiltrats bilatéraux diffus, sont visibles à la radiographie pulmonaire, qui peut alors évoluer rapidement vers un blanc complet rendant le TRALI indifférenciable du syndrome de détresse respiratoire.
par Tanya Petraszko, M.D. F.R.C.P.C., et Heather Hume, M.D. F.R.C.P.C.
Le traitement du TRALI en est un de soutien. S’il est bénin, il peut être traité par oxygénothérapie d’appoint. Les cas graves peuvent quant à eux nécessiter une ventilation mécanique et des soins intensifs. À l’instar du syndrome de détresse respiratoire, il n’y a pas lieu d’administrer des diurétiques ou des corticostéroïdes. La majorité des patients se rétablissent dans les 72 à 96 heures suivantes et retrouvent ensuite leur fonction pulmonaire de départ sans séquelles apparentes. Certains patients se rétablissent toutefois plus lentement et peuvent continuer de présenter une hypoxie avec infiltrats pulmonaires persistants pendant une période pouvant aller jusqu’à sept jours. Comme il est mentionné plus haut, le TRALI est mortel dans environ 5 à 10 % des cas en dépit de soins de soutien énergiques.
Le diagnostic différentiel du TRALI doit inclure la possibilité de surcharge circulatoire post-transfusionnelle (TACO), d’œdème cardiogénique, de réactions transfusionnelles allergiques et anaphylactiques, ainsi que de bactériémie/sepsis attribuable à la transfusion d’un produit sanguin contaminé par des bactéries.
On distingue le TRALI du TACO et de l’œdème pulmonaire cardiogénique par l’absence de signes de surcharge circulatoire, par exemple une pression veineuse centrale (PVC) normale et une pression capillaire bloquée normale. Une réponse clinique aux diurétiques évoque également un diagnostic de TACO plutôt que de TRALI. Si les réactions allergiques et anaphylactiques peuvent causer de l’hypotension et une détresse respiratoire, elles sont cependant caractérisées par un œdème de la glotte ou des bronchospasmes, avec respiration sifflante et radiographie pulmonaire normale. Une bactériémie d’origine transfusionnelle peut se manifester par de la fièvre et de l’hypotension et évoluer vers un sepsis grave avec syndrome respiratoire aigu, un état qui peut être difficile à distinguer du TRALI. Une hémoculture positive est un résultat utile pour faire cette distinction.
Le principal signe d’un syndrome respiratoire aigu est l’augmentation de la perméabilité microvasculaire pulmonaire et de la teneur en protéines du liquide d’œdème. Cela est vrai quelle que soit la cause du syndrome respiratoire aigu.
On a émis l’hypothèse que la transfusion de produits sanguins contenant des anticorps dirigés contre les leucocytes du receveur peut précipiter la survenue du TRALI. On pense que la transfusion d’une unité contenant des anticorps anti-HLA (antigènes d’histocompatibilité humains) ou anti-HNA (antigènes neutrophiles humains) a une incidence directe sur l’activation du complément, ce qui entraîne l’afflux de neutrophiles dans le poumon, puis l’activation et la libération d’agents cytotoxiques par les neutrophiles, avec pour résultat des lésions endothéliales et une fuite capillaire. Des anticorps de donneurs dirigés contre les antigènes HLA de classe I et les neutrophiles ont été mis en évidence dans quelque 89 % des cas de TRALI examinés lors d’études.
Selon une autre hypothèse, le TRALI est l’aboutissement d’au moins deux circonstances cliniques distinctes : la première a trait à l’état clinique du patient (infection, administration de cytokines, opération récente ou transfusion massive), qui peut provoquer l’activation de l’endothélium pulmonaire. S’ensuit la séquestration de neutrophiles sensibilisés dans l’endothélium pulmonaire activé. La deuxième est la transfusion d’un produit sanguin contenant des anticorps anti-HLA ou anti-HNA dirigés contre des antigènes présents à la surface des neutrophiles et/ou la présence, dans le composant sanguin entreposé, de modificateurs de la réponse biologique (p. ex., des lipides) qui activent ces neutrophiles adhérents et hyperactifs, lesquels entraînent alors une atteinte endothéliale et une fuite capillaire. De nombreuses études corroborent cette hypothèse, qui pourrait expliquer pourquoi certains cas de TRALI surviennent en l’absence d’anticorps anti-HLA/anti-HNA dans le sang du donneur, ou pourquoi les receveurs de composants sanguins provenant de donneurs ayant ces anticorps ne manifestent pas tous le TRALI.
Selon une troisième hypothèse, le taux élevé de facteur de croissance endothélial vasculaire (VEGF) provenant du donneur ou la présence d’anticorps dirigés contre les antigènes HLA de classe II sur l’endothélium vasculaire pulmonaire pourraient avoir une incidence directe sur le changement de morphologie de l’endothélium et sa fenestration. Cette théorie est censée expliquer la survenue du syndrome chez les patients neutropéniques.
par Tanya Petraszko, M.D. F.R.C.P.C., et Heather Hume, M.D. F.R.C.P.C.
Il est impératif que le personnel médical et les hôpitaux reconnaissent les cas soupçonnés de TRALI et les signalent à la Société canadienne du sang. Le signalement des cas de TRALI nous permet de mieux connaître la véritable incidence de cette réaction, ainsi que son évolution clinique et le taux de mortalité qui lui est associé. La reconnaissance des cas de TRALI nous permet en outre de prendre les mesures nécessaires pour en prévenir la survenue, par exemple en retirant les composants connexes aux unités ayant pu causer la réaction, en procédant à une étude des dons antérieurs des donneurs mis en cause et en excluant ces derniers si l’on confirme qu’ils sont impliqués dans la survenue d’un cas de TRALI sur la base des définitions figurant ci-après.
La Société canadienne du sang a adopté la définition suivante du TRALI, telle qu’elle a été formulée par le Canadian Consensus Conference Panel on TRALI. Cette définition est appliquée systématiquement à tous les cas de TRALI signalés à la Société canadienne du sang et elle est utilisée pour déterminer s’il y a lieu de procéder à une enquête.
| Tableau 1 : Définitions formulées par le Canadian Consensus Conference Panel on TRALI |
| Terme | Définition |
| TRALI | Syndrome respiratoire aigu (voir ci-après) survenant dans les 6 heures suivant la transfusion d’un composant sanguin. Absence de syndrome respiratoire aigu préexistant. Aucun autre facteur de risque de syndrome respiratoire aigu n’est temporellement associé à la réaction (voir ci-après). |
| TRALI possible | Syndrome respiratoire aigu (voir ci-après) survenant dans les 6 heures suivant la transfusion d’un composant sanguin. Absence de syndrome respiratoire aigu préexistant. Un ou plusieurs autres facteurs de risque de syndrome respiratoire aigu sont temporellement associés à la réaction. |
| Tableau 2 : Définition du syndrome respiratoire aigu |
| Terme | Définition |
| Syndrome respiratoire aigu |
Apparition récente |
| Tableau 3 : Facteurs de risque de syndrome respiratoire aigu |
| Syndrome respiratoire direct | Syndrome respiratoire indirect |
| Aspiration Pneumonie Inhalation toxique Contusion pulmonaire Quasi-noyade |
Septicémie grave Choc Polytraumatisme Brûlures Pancréatite aiguë Circulation extracorporelle Intoxication médicamenteuse |
Comme il est parfois difficile de diagnostiquer le syndrome respiratoire aigu, il est important que le directeur médical du service de transfusion et le médecin du patient se consultent pour déterminer, notamment, si celui-ci présente des signes d’une surcharge de volume. Bien que le syndrome respiratoire aigu et l’œdème pulmonaire hydrostatique puissent coexister, ce dernier est une complication plus commune des transfusions, et on doit en écarter la possibilité avant de pouvoir établir un diagnostic de TRALI ou de TRALI possible.
par Tanya Petraszko, M.D. F.R.C.P.C., et Heather Hume, M.D. F.R.C.P.C.
Il est peu probable que l’on puisse un jour prévenir complètement la survenue du TRALI. On peut cependant en réduire l’incidence en n’utilisant les composants sanguins que pour des indications justifiées par des données médicales probantes. Les hôpitaux devraient par ailleurs disposer de procédures leur permettant de réduire au minimum le nombre de transfusions non nécessaires (p. ex., des lignes directrices et des programmes visant à favoriser l’utilisation rationnelle du sang et des produits sanguins). De plus, le personnel médical des hôpitaux doit continuer de faire preuve d’une grande vigilance afin de diagnostiquer correctement le TRALI. Tous les cas de TRALI ou de TRALI possible doivent être signalés à la Société canadienne du sang (ainsi qu’au bureau de surveillance provincial ou territorial dans le cadre du Système de surveillance des incidents transfusionnels), qui est tenue, quant à elle, de les déclarer à Santé Canada.
Les cas soupçonnés de TRALI doivent être signalés à la Société canadienne du sang selon la procédure standard de déclaration des réactions indésirables. Pour nous aider à diagnostiquer avec exactitude et cohérence les cas de TRALI, les renseignements suivants doivent être inclus dans le formulaire de déclaration:
Des échantillons de sang des patients manifestant cette réaction doivent en outre nous être envoyés pour analyses approfondies. Ils doivent être accompagnés d’une photocopie du formulaire « Données sur le patient atteint du TRALI » dûment rempli, l’original devant être adressé à l’établissement local de la Société canadienne du sang.
Reconnaissant que des anticorps provenant de donneurs peuvent être l’une des causes du TRALI, la Société canadienne du sang a adopté une stratégie nationale de gestion des donneurs visant à réduire le risque de TRALI et à améliorer ainsi la sécurité de l’approvisionnement en sang au Canada.
On qualifie de prévention secondaire les mesures de gestion des donneurs dont le sang a été temporellement associé à un cas de TRALI ou de TRALI possible. Nous appliquons les définitions suivantes pour évaluer si ces donneurs peuvent continuer de donner du sang:
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Tableau 4 : Définitions des deux catégories de donneurs temporellement associés à la survenue d’un cas de TRALI ou de TRALI possible
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| Terme | Définition |
| Donneur impliqué | Un donneur est impliqué dans la survenue d’un cas de TRALI s’il est porteur d’anticorps dirigés contre un antigène HLA de classe I ou II ou contre un antigène HNA; ces anticorps doivent avoir une spécificité pour un antigène présent sur les leucocytes du receveur, ou une réaction positive doit être observée entre le sérum du donneur et les leucocytes du receveur, c’est-à-dire une compatibilité croisée positive. |
| Donneur associé | Un donneur est dit associé à la survenue d’un cas de TRALI si un composant sanguin qui provient de lui a été transfusé dans les six heures précédant la première manifestation clinique de TRALI. |
Les mesures appliquées à l’égard des donneurs associés ou impliqués sont exposées dans le tableau suivant:
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Tableau 5 : Mesures appliquées à l’endroit des donneurs mis en cause dans un cas de TRALI
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Donneur |
Résultats d’analyses |
Mesure |
| Donneur impliqué | Positif (selon la définition) |
Exclusion |
| Donneur associé | Négatif | Lavage du concentré de globules rouges Utilisation du plasma à des fins de fractionnement* |
| Positif pour les anticorps anti-HLA; mais résultat d’épreuve de compatibilité croisée non disponible | Lavage du concentré de globules rouges Utilisation du plasma à des fins de fractionnement* |
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| Positif pour les anticorps anti-HNA | Exclusion | |
*Remarque : La Société canadienne du sang met actuellement en application des méthodes de dépistage plus sensibles qui permettront aux donneurs obtenant un résultat négatif d’être considérés comme n’étant pas impliqués dans la survenue d’un cas de TRALI. Les donneurs considérés non impliqués au terme d’une enquête sur un cas de TRALI pourront continuer de donner du sang sans restriction.
Les mesures de prévention primaire sont des mesures générales visant à réduire l’incidence de TRALI.
À l’automne 2007, l’AABB a recommandé aux organismes de collecte de sang de restreindre la préparation de composants à volume plasmatique élevé provenant de donneurs présentant une allo-immunisation anti-leucocytaire (c’est-à-dire ayant des anticorps anti-leucocytaires) ou un risque accru d’allo-immunisation anti-leucocytaire.
Pour diminuer l’incidence de TRALI, la Société canadienne du sang a décidé d’utiliser principalement du plasma de sujets masculins pour préparer des composants à forte teneur en plasma et de limiter l’emploi de plasma provenant de donneurs à risque élevé d’immunisation HLA, les femmes ayant déjà eu une grossesse, en particulier.
En octobre 2007, nous avons donc commencé à privilégier le plasma de donneurs masculins pour la préparation de plasma congelé, de plasma frais congelé, de plasma surnageant de cryoprécipité et de mélanges de plaquettes. Nous y avons ajouté le plasma-aphérèse en mars 2008.
Depuis le 20 juillet 2009, nous recueillons des plaquettes essentiellement de sujets de sexe masculin et de femmes n’ayant jamais été enceintes.
La plus grande partie du plasma extrait de dons de sang total faits par des femmes est acheminée à des sociétés de fractionnement pour transformation en protéines plasmatiques telles que les immunoglobulines intraveineuses et l’albumine.
Nous ne préparons plus de produits plasmatiques ou plaquettaires à partir de dons dirigés faits par des femmes, à moins que l’utilisation de tels composants soit clairement indiquée sur le plan médical et pour autant que le directeur médical de la Société canadienne du sang l’approuve. Cette mesure ne touche pas les concentrés de globules rouges, ni les dons dirigés faits par des hommes.
Malgré notre objectif d’utiliser principalement du plasma de sujets masculins, le plasma recueilli auprès de donneuses sera encore extrêmement important pour répondre aux besoins des patients canadiens. Nous pourrions en effet préparer des produits à partir de plasma provenant de sujets féminins pour combler des besoins urgents à l’égard de certains composants ou groupes sanguins (p. ex., le plasma frais congelé de groupe AB, les plaquettes HLA ou HPA compatibles et les composants dépourvus d’IgA).
La Société canadienne du sang a mis sur pied le groupe d’étude sur le TRALI en 2006. Ce groupe d’envergure nationale se veut une ressource en matière de gestion des cas de TRALI pour les médecins de l’organisation. Il est à leur disposition pour analyser les résultats d’enquêtes sur des cas de TRALI, déterminer la marche à suivre pour gérer les donneurs lorsque les résultats d’analyses ne sont pas clairs, ainsi que les aider à appliquer la définition de TRALI de façon cohérente et à gérer les cas de donneurs pour lesquels le diagnostic n’est pas immédiatement évident. Le groupe d’étude est également chargé d’élaborer des politiques nationales à l’égard des enquêtes sur les cas de TRALI à la Société canadienne du sang, de formuler des stratégies visant à sensibiliser le personnel hospitalier, les médecins travaillant dans la collectivité, d’autres fournisseurs de soins de santé et les autorités du domaine de la santé aux principes de reconnaissance du TRALI et aux modalités de déclaration de cette réaction.
Sont membres du groupe d’étude sur le TRALI les Drs B. Hannach (Toronto), T. Petraszko (Vancouver), K. Webert (Hamilton), Y Lin (Toronto), C Saw (Winnipeg), M Goldman (Ottawa) , J. Hannon (Edmonton) et D. Towns (Calgary).
Voici une liste exhaustive d’articles pertinents sur le TRALI dans lesquels le lecteur pourra trouver des renseignements additionnels sur ce syndrome.
Remarque: Le fait pour la Société canadienne du sang de faire figurer sur son site des liens vers des sites gérés par des tiers ne signifie pas pour autant qu’elleles approuve. Elle décline toute responsabilité quant à l’exactitude et à l’actualité des informations fournies sur ces sites et ne peut garantir que vous pourrez y accéder.
Certains médicaments et certaines solutions intraveineuses peuvent donner lieu à des effets indésirables s’ils sont mélangés avec des concentrés de globules rouges dans un espace clos tel qu’un sac de collecte ou la tubulure d’un dispositif de transfusion. Aussi est-il déconseillé de mélanger les produits sanguins avec un médicament ou une solution avant leur transfusion ou d’injecter, de manière courante, une telle substance dans la tubulure du dispositif de transfusion, sauf s’il s’agit de chlorure de sodium à 9 % (USP). Du plasma compatible avec le groupe ABO du patient ou de l’albumine à 5 % peut éventuellement être administré, sous réserve de l’accord du médecin traitant.
Les solutions suivantes peuvent avoir des effets indésirables sur les composants sanguins:
D’autres solutions intraveineuses peuvent être administrées à l’aide d’un dispositif de perfusion ou ajoutées aux composants sanguins à l’une de ces conditions:

Il ne faut jamais ajouter une solution hypotonique, notamment une solution aqueuse de dextrose à 5 %, ou une solution électrolytique, telle que le Ringer Lactate, à des composants sanguins collectés avec un anticoagulant contenant du citrate ni administrer une telle solution avec de tels composants sanguins.
La fréquence des interactions entre les composants sanguins et un médicament ou une solution n’a encore jamais été mesurée, car aucune disposition n’a été prise à cette fin et ces interactions sont rarement signalées comme la cause des effets indésirables à une transfusion.
Les interactions entre les composants sanguins et des médicaments ou des solutions nécessitent généralement un traitement similaire à celui des réactions transfusionnelles hémolytiques d’origine non immunologique.
La documentation et la déclaration des complications transfusionnelles reposent sur de nombreux intervenants et nécessitent des relations étroites entre les différents responsables. Chaque établissement peut appliquer ses propres politiques et procédures en la matière. Vous trouverez ci-dessous des exemples des différentes déclarations à faire.
Il est recommandé aux médecins et au personnel infirmier dont les patients présentent des complications transfusionnelles de documenter et de déclarer les réactions en question de la manière suivante:
Remarque: Des formalités documentaires doivent être remplies pour toute transfusion, qu’elle ait entraîné des complications ou non.
Le service transfusionnel doit remplir différentes formalités quant à la documentation et au signalement des complications transfusionnelles. Il doit notamment:
Les catégories de réactions à déclarer sont définies dans les normes de sécurité transfusionnelle ainsi que dans la Circulaire d’information de la Société canadienne du sang (voir lien figurant au paragraphe III ci-dessous).
La Société canadienne du sang, qui approvisionne tous les hôpitaux du pays, sauf ceux du Québec, est informée des réactions transfusionnelles graves par les services transfusionnels des hôpitaux et les signale à Santé Canada.
IMPORTANT: Ses responsabilités quant à la déclaration des complications, dont les maladies transmissibles par voie transfusionnelle, et la communication avec les services transfusionnels des hôpitaux sont décrits dans la Circulaire d’information concernant l’utilisation de sang humain et de composants sanguins, section A6, Déclaration des réactions indésirables graves.
On entend généralement par « transfusion massive » l’administration rapide, dans un intervalle de 24 heures, d’une grande quantité de sang (> 5 litres, ≥ 10 unités de concentrés de globules rouges ou > 1 volume sanguin total, pour un adulte). Une telle transfusion peut entraîner de graves complications, complications qu’il faut surveiller et auxquelles il est impératif de remédier afin de réduire la mortalité et la morbidité.
Les complications sont fonction du nombre d’unités transfusées, du débit de la transfusion et de facteurs propres au patient. Elles peuvent être classées en trois catégories :
Nombre d’hôpitaux ont établi des procédures prévoyant :
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Complication
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Causes
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Prise en charge
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Coagulopathie
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Surveillance des paramètres de coagulation
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Thrombopénie
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Surveillance de la numération plaquettaire
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Hypothermie
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Surveillance de la température centrale du patient
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Hypocalcémie
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Guetter les signes d’arythmie et mesurer la calcémie
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Hyperkaliémie
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Mesure du taux d’électrolytes et électrocardiogramme.
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Acidose métabolique
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Mesure du pH du patient.
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Adaptation autorisée du manuel de transfusion du personnel infirmier de l’hôpital St. Michael’s de Toronto (Ontario).
La transfusion massive peut donner lieu à des anomalies hémostatiques cliniquement significatives en diminuant la concentration de protéines et de plaquettes dans le flux sanguin.
L’appauvrissement en plaquettes peut compliquer la transfusion massive de produits non plaquettaires. La thrombopénie est généralement moins grave que ne le laisse prévoir la simple hémodilution. La compensation de pertes sanguines équivalant à un volume sanguin total par la transfusion de CGR peut réduire le taux de facteurs de coagulation à 25 % de la concentration normale. Elle peut également prolonger le temps de prothrombine (PT/INR) sans coagulopathie clinique : il est supérieur à 2 dans 50 % des cas. On observe une thrombopénie (taux de plaquettes inférieur à 50 x 109/l) dans 33 % des cas et une coagulation intravasculaire disséminée chez 5 à 30 % des patients ayant fait l’objet d’une transfusion massive à la suite d’un traumatisme.
La quantité de globules rouges transfusés ne permet pas toujours de savoir si une transfusion de plaquettes et de facteurs de coagulation sera nécessaire ou de prévoir la quantité à administrer. L’état du patient (y compris s’il présente des signes d’hémorragie) et une enquête en laboratoire permettent dans certains cas de déterminer si un traitement à base de plaquettes ou de facteurs de coagulation est indiqué.
L’état du patient et la possibilité de la persistance des saignements peuvent faciliter l’interprétation des résultats des analyses biomédicales et aider à choisir le traitement transfusionnel approprié.
Il est préconisé de mesurer l’hématocrite, le temps de prothrombine (PT/INR) et le temps de céphaline activée (TCA), d’effectuer une numération plaquettaire et de déterminer les taux d’hémoglobine, de fibrinogène et de D-dimère.
En cas d’hémorragie, il faut procéder à une transfusion de manière à maintenir le taux de plaquettes au dessus de 50 x 109/l, le temps de prothrombine (PT/INR) inférieur ou égal à 1,5 ou 2,0 et le taux de fibrinogène au dessus de 1,0 g/l. Dans le cas d’un traumatisme crânien, la numération plaquettaire doit être supérieure à 100 x 109/l. Il n’est pas préconisé de définir la dose de traitement (concentrés de globules rouges, plaquettes, plasma frais congelé ou cryoprécipité) en fonction d’une proportion fixe du volume de globules rouges transfusés. Il convient de signaler qu’il a plus de chances que l’hémostase demeure optimale si le patient est normothermique et normovolémique et que son hématocrite est supérieur à 0,35.
La documentation et la déclaration des complications transfusionnelles reposent sur de nombreux intervenants et nécessitent des relations étroites entre les différents responsables. Chaque établissement peut appliquer ses propres politiques et procédures en la matière. Vous trouverez ci-dessous des exemples des différentes déclarations à faire.
Il est recommandé aux médecins et au personnel infirmier dont les patients présentent des complications transfusionnelles de documenter et de déclarer les réactions en question de la manière suivante:
Remarque: Des formalités documentaires doivent être remplies pour toute transfusion, qu’elle ait entraîné des complications ou non.
Le service transfusionnel doit remplir différentes formalités quant à la documentation et au signalement des complications transfusionnelles. Il doit notamment:
Les catégories de réactions à déclarer sont définies dans les normes de sécurité transfusionnelle ainsi que dans la Circulaire d’information de la Société canadienne du sang (voir lien figurant au paragraphe III ci-dessous).
La Société canadienne du sang, qui approvisionne tous les hôpitaux du pays, sauf ceux du Québec, est informée des réactions transfusionnelles graves par les services transfusionnels des hôpitaux et les signale à Santé Canada.
IMPORTANT: Ses responsabilités quant à la déclaration des complications, dont les maladies transmissibles par voie transfusionnelle, et la communication avec les services transfusionnels des hôpitaux sont décrits dans la Circulaire d’information concernant l’utilisation de sang humain et de composants sanguins, section A6, Déclaration des réactions indésirables graves.
Il n’existe aucun moyen particulier pour prévenir les complications hémostatiques dues à une transfusion massive. Il convient de tenir compte des facteurs à l’origine des saignements prolongés. Il faut maintenir la normothermie, la normovolémie et un hématocrite optimal. Les plaquettes et les facteurs de coagulation devraient être remplacés, tel qu’il est indiqué.
Les complications d’une transfusion massive peuvent provoquer des dérèglements non spécifiques au niveau cardiaque et musculaire ainsi qu’au niveau de l’oxygénation des tissus. Le diagnostic est établi grâce à de fréquentes analyses de laboratoire.
Le citrate de sodium est utilisé comme anticoagulant dans les unités de composants sanguins et est rapidement métabolisé par le foie. Un adulte dans un état normothermique peut tolérer la quantité de citrate contenue dans une unité de plasma ou plusieurs unités de concentré de globules rouges transfusées au rythme d’une unité toutes les cinq minutes. Une fois transfusé, le citrate peut se fixer au calcium et au magnésium ionisés circulant dans le sang. Or, durant une transfusion massive, la quantité de citrate peut dépasser la capacité métabolique du foie, surtout si le sujet est en état d’hypothermie ou d’hypotension et/ou a une maladie hépatique diffuse. Cet excès de citrate peut entraîner une hypocalcémie ou une hypomagnésémie, voire les deux. L’accumulation de bicarbonate, produit dérivé du métabolisme du citrate, peut également provoquer une alcalose métabolique.
L’entreposage et l’irradiation des concentrés de globules rouges favorisent la libération de potassium. Une unité de concentré de globules rouges peut ainsi en renfermer jusqu’à 80 mmol/l. La transfusion massive peut entraîner une hyperkaliémie et, par voie de conséquence, une arythmie cardiaque ou une dépression myocardique. Elle peut aussi provoquer une hypokaliémie, causée par une alcalose, les effets de la catécholamine ou le passage intracellulaire du potassium.
Rare, l’acidose métabolique peut être due au pH acide des produits sanguins et être aggravée par une acidose lactique, notamment en situation d’hypoxie tissulaire.
Les déséquilibres électrolytiques se manifestent par différents symptômes : hypotension, insuffisance ventriculaire, chute de la tension différentielle (différence entre la tension artérielle systolique et la tension artérielle diastolique), augmentation de la pression artérielle pulmonaire, excitabilité nerveuse, tétanie (accès de contractures ou de spasmes musculaires), paresthésie (sensations anormales) et arythmie.
Il faut mesurer les taux d’électrolytes sériques, notamment de potassium, de calcium et de magnésium, et contrôler l’équilibre acido-basique du patient au cours d’une transfusion massive. Il faut également surveiller les fonctions myocardiaques, en particulier l’activité électrique du cœur (par ECG), la tension artérielle, la pression artérielle pulmonaire et la pression veineuse centrale.
Si une hypocalcémie se manifeste ou que le patient en présente des signes ou des symptômes, il faut lui administrer un gramme de chlorure de calcium par voie intraveineuse. Il est également préconisé de normaliser les taux de potassium sérique et de magnésium et de rétablir l’équilibre acido-basique au vu des résultats d’analyses. Comme toujours, la normothermie doit être maintenue.
Il convient d’anticiper les anomalies décrites dans le tableau clinique des complications métaboliques liées à une transfusion massive. Il est également recommandé de mesurer et, le cas échéant, de rectifier les taux d’électrolytes du patient ainsi que de réguler son équilibre acido-basique avant qu’une anomalie majeure ne se produise.
La documentation et la déclaration des complications transfusionnelles reposent sur de nombreux intervenants et nécessitent des relations étroites entre les différents responsables. Chaque établissement peut appliquer ses propres politiques et procédures en la matière. Vous trouverez ci-dessous des exemples des différentes déclarations à faire.
Il est recommandé aux médecins et au personnel infirmier dont les patients présentent des complications transfusionnelles de documenter et de déclarer les réactions en question de la manière suivante:
Remarque: Des formalités documentaires doivent être remplies pour toute transfusion, qu’elle ait entraîné des complications ou non.
Le service transfusionnel doit remplir différentes formalités quant à la documentation et au signalement des complications transfusionnelles. Il doit notamment:
Les catégories de réactions à déclarer sont définies dans les normes de sécurité transfusionnelle ainsi que dans la Circulaire d’information de la Société canadienne du sang (voir lien figurant au paragraphe III ci-dessous).
La Société canadienne du sang, qui approvisionne tous les hôpitaux du pays, sauf ceux du Québec, est informée des réactions transfusionnelles graves par les services transfusionnels des hôpitaux et les signale à Santé Canada.
IMPORTANT: Ses responsabilités quant à la déclaration des complications, dont les maladies transmissibles par voie transfusionnelle, et la communication avec les services transfusionnels des hôpitaux sont décrits dans la Circulaire d’information concernant l’utilisation de sang humain et de composants sanguins, section A6, Déclaration des réactions indésirables graves.
Les concentrés de globules rouges sont conservés à une température comprise entre 2 et 6 °C. Il n’est généralement pas nécessaire de les réchauffer avant de les transfuser, mais une transfusion massive peut entraîner une hypothermie cliniquement significative, c’est-à-dire un abaissement de la température corporelle au-dessous de 35 °C, particulièrement chez les patients pédiatriques. Si on ignore encore la fréquence de cette complication transfusionnelle, il est en revanche établi que l’arythmie cardiaque est plus fréquente chez les patients recevant une transfusion massive de sang froid sous anesthésie.
L’hypothermie, à savoir l’abaissement de la température corporelle au-dessous de 35 °C, accroît la morbidité et la mortalité. Elle peut entraver l’action des plaquettes et la coagulation sanguine ainsi que le métabolisme du citrate. Par ailleurs, elle peut augmenter l’affinité de l’hémoglobine pour l’oxygène. Elle peut aussi réduire la fonction myocardique, entraîner une hypotension, réduire le débit cardiaque et prédisposer le patient aux arythmies et à un dérèglement des signaux électrocardiaques.
La température centrale du patient doit être surveillée constamment pendant toute la durée d’une transfusion massive. En raison de la possibilité d’hypothermie, c’est-à-dire d’abaissement de la température au-dessous de 35 °C, il faut surveiller constamment la tension artérielle, les fonctions cardiaques (par électrocardiographe) ainsi que les fonctions de coagulation.
Le traitement d’une hypothermie consiste à faire remonter la température centrale du patient. Il existe différents types d’appareils pour ce faire. Les cliniciens doivent donc se familiariser avec les appareils en usage dans leur établissement.
Il faut en outre prêter attention aux autres complications liées aux transfusions massives (complications cardiaques, métaboliques et hémostatiques) et les traiter comme il se doit.
La documentation et la déclaration des complications transfusionnelles reposent sur de nombreux intervenants et nécessitent des relations étroites entre les différents responsables. Chaque établissement peut appliquer ses propres politiques et procédures en la matière. Vous trouverez ci-dessous des exemples des différentes déclarations à faire.
Il est recommandé aux médecins et au personnel infirmier dont les patients présentent des complications transfusionnelles de documenter et de déclarer les réactions en question de la manière suivante:
Remarque: Des formalités documentaires doivent être remplies pour toute transfusion, qu’elle ait entraîné des complications ou non.
Le service transfusionnel doit remplir différentes formalités quant à la documentation et au signalement des complications transfusionnelles. Il doit notamment:
Les catégories de réactions à déclarer sont définies dans les normes de sécurité transfusionnelle ainsi que dans la Circulaire d’information de la Société canadienne du sang (voir lien figurant au paragraphe III ci-dessous).
La Société canadienne du sang, qui approvisionne tous les hôpitaux du pays, sauf ceux du Québec, est informée des réactions transfusionnelles graves par les services transfusionnels des hôpitaux et les signale à Santé Canada.
IMPORTANT: Ses responsabilités quant à la déclaration des complications, dont les maladies transmissibles par voie transfusionnelle, et la communication avec les services transfusionnels des hôpitaux sont décrits dans la Circulaire d’information concernant l’utilisation de sang humain et de composants sanguins, section A6, Déclaration des réactions indésirables graves.
Il est préconisé de réchauffer le sang avec un appareil homologué à cet effet et de prendre toute autre mesure nécessaire pour éviter un abaissement de la température du patient. Quel que soit le moyen utilisé pour réchauffer le sang, il faut veiller à ce que la température du sang ne dépasse pas 38 °C pour éviter une hémolyse. Le régulateur de température de chaque appareil employé à cette fin doit être périodiquement testé.
Remarque: Le fait pour la Société canadienne du sang de faire figurer sur son site des liens vers des sites gérés par des tiers ne signifie pas pour autant qu’elle les approuve. Elle décline toute responsabilité quant à l’exactitude et à l’actualité des informations fournies sur ces sites et ne peut garantir que vous pourrez y accéder.
La surcharge circulatoire se caractérise par une détresse respiratoire aiguë et une insuffisance cardiaque. Elle peut survenir chez les patients qui affichent une capacité cardiaque réduite ou une anémie chronique par suite d’une transfusion massive ou rapide, et même après la transfusion d’une petite quantité de sang, surtout chez le nouveau-né. Y sont particulièrement exposés les adultes de plus de 60 ans et les nourrissons, ainsi que toute personne atteinte d’anémie chronique grave (p. ex., drépanocytose ou thalassémie) dont la masse érythrocytaire est faible et le volume plasmatique, élevé.
On ignore l’incidence exacte des surcharges circulatoires. Elle dépend de plusieurs facteurs : population de patients, vigilance de la surveillance et différentiation entre les séquelles majeures (détresse respiratoire aiguë) et le TRALI.
Le nombre de cas déclarés varie grandement; on en compte 1 par tranche de 100 à 3 000 patients transfusés.
La surcharge circulatoire apparaît dans les heures qui suivent la transfusion. D’une façon générale, elle se manifeste par des céphalées, une toux sèche et une douleur thoracique. Parmi les signes et symptômes plus spécifiques, mentionnons :
Les patients très jeunes ou très âgés qui présentent une insuffisance cardiaque ou une anémie chronique sous-jacente s’accompagnant d’une hypervolémie sont exposés au plus grand risque. Ces personnes sont incapables de tolérer l’augmentation volémique qui découle de la transfusion trop rapide d’une trop grande quantité de sang et finissent par présenter une insuffisance cardiaque et un œdème pulmonaire aigu.
En cas de complications transfusionnelles, les services transfusionnels doivent adhérer à une politique d’investigation clairement définie. Le présent modèle d’investigation immédiate décrit les étapes à suivre advenant la survenue d’une réaction transfusionnelle immédiate.
Comme ce type de complication n’est pratiquement jamais déclaré au service transfusionnel de l’hôpital, on procède rarement à une enquête en laboratoire, à moins que les symptômes soient graves.
Il importe de différencier la surcharge circulatoire des autres causes de détresse respiratoire aiguë telles que l'anaphylaxie et le TRALI, car les modalités de transfusion ultérieures seront très différentes selon le cas. L’anaphylaxie et le TRALI se caractérisent par une hypotension modérée ou grave; les symptômes du TRALI comprennent la fièvre et l’œdème pulmonaire; l’anaphylaxie s’accompagne d’une éruption cutanée, mais non d’œdème pulmonaire.
Le traitement consiste à oxygéner le patient et à réduire son volume plasmatique au moyen de diurétiques. Si les symptômes persistent, pratiquer une phlébotomie.
L’œdème pulmonaire doit être traité de manière prompte et vigoureuse. Il convient de réduire au minimum la perfusion de colloïdes, en veillant à diminuer la quantité de plasma résiduel présent dans les composants cellulaires.
Les premières mesures consistent à :
La documentation et la déclaration des complications transfusionnelles reposent sur de nombreux intervenants et nécessitent des relations étroites entre les différents responsables. Chaque établissement peut appliquer ses propres politiques et procédures en la matière. Vous trouverez ci-dessous des exemples des différentes déclarations à faire.
Il est recommandé aux médecins et au personnel infirmier dont les patients présentent des complications transfusionnelles de documenter et de déclarer les réactions en question de la manière suivante:
Remarque: Des formalités documentaires doivent être remplies pour toute transfusion, qu’elle ait entraîné des complications ou non.
Le service transfusionnel doit remplir différentes formalités quant à la documentation et au signalement des complications transfusionnelles. Il doit notamment:
Les catégories de réactions à déclarer sont définies dans les normes de sécurité transfusionnelle ainsi que dans la Circulaire d’information de la Société canadienne du sang (voir lien figurant au paragraphe III ci-dessous).
La Société canadienne du sang, qui approvisionne tous les hôpitaux du pays, sauf ceux du Québec, est informée des réactions transfusionnelles graves par les services transfusionnels des hôpitaux et les signale à Santé Canada.
IMPORTANT: Ses responsabilités quant à la déclaration des complications, dont les maladies transmissibles par voie transfusionnelle, et la communication avec les services transfusionnels des hôpitaux sont décrits dans la Circulaire d’information concernant l’utilisation de sang humain et de composants sanguins, section A6, Déclaration des réactions indésirables graves.
Pour prévenir la surcharge circulatoire, il convient de transfuser lentement les patients qui y sont exposés, en prenant soin d’administrer les composants sanguins sous leur forme la plus concentrée.
Sauf dans les cas de transfusion massive, le débit de perfusion ne doit généralement pas dépasser 2 à 4 ml par kilogramme de poids corporel par heure. Chez les patients à risque d’hypervolémie, on recommande un débit maximal de 1 ml/kg/h.
Remarque: Le fait pour la Société canadienne du sang de faire figurer sur son site des liens vers des sites gérés par des tiers ne signifie pas pour autant qu’elle les approuve. Elle décline toute responsabilité quant à l’exactitude et à l’actualité des informations fournies sur ces sites et ne peut garantir que vous pourrez y accéder.
L’embolie gazeuse se produit lorsqu’une bulle d’air s’introduit dans le système vasculaire et oblitère brusquement un vaisseau sanguin. Il suffit d’une bulle de 100 ml introduite rapidement dans une veine pour causer la mort. L’air migre à travers le système veineux, passe dans l’oreillette droite, puis dans le ventricule droit. Cela cause une obstruction des artères pulmonaires, provoquant un collapsus cardiovasculaire.
S’il existe un shunt droit-gauche chez le patient, même minime, l’air peut être directement pompé du système veineux (cœur droit) vers le système vasculaire (cœur gauche). (Selon les estimations, 10 % des patients de certains services hospitaliers ont un tel shunt.) Une infime bulle d’air peut provoquer un accident vasculaire cérébral si, subséquemment, elle pénètre dans le système artériel cérébral.
En ce qui concerne les transfusions, l’embolie gazeuse peut être due à l’introduction d’air dans le sac de sang, en particulier si le sang est transfusé sous pression. Toutefois, la plupart des cas d’embolie signalés à la suite d’une transfusion sont liés au matériel de récupération peropératoire ou postopératoire et dus au fait que les instructions du fabricant n’ont pas été suivies.
On ignore la fréquence exacte de l’embolie gazeuse due à une transfusion ordinaire, mais on sait qu’elle est faible. Selon une étude, entre un transfusé sur 30 000 et un sur 38 000 décède d’une embolie gazeuse après administration de sang récupéré.
Une embolie gazeuse cliniquement significative peut se traduire par une cyanose, des pétéchies et un collapsus cardiovasculaire. Dans les cas graves d’embolie pulmonaire, on observe une chute prononcée de la tension artérielle, une élévation de la tension veineuse centrale, une arythmie et un dérèglement des signaux électrocardiaques. Le bruit de rouet perçu dans la région précordiale est également caractéristique.
Une investigation et un traitement doivent être entrepris sur-le-champ si ces signes et symptômes sont observés chez un patient risquant de faire une embolie gazeuse.
En cas d’urgence, l’investigation doit être effectuée au plus vite. Ausculter le patientavec un stéthoscope œsophagien ou pratiquer un Doppler pourrait aider à poser un diagnostic, si ces instruments sont à la portée de la main. La tension artérielle, la tension veineuse centrale et la PCO2 en fin d’expiration ainsi que le soupçon de la présence de certains signes cliniques lors d’un traitement comportant des risques d’embolie gazeuse aident également à établir le diagnostic.
Une ventilation mécanique à l’oxygène pur, une ventilation en pression positive en fin d’expiration, une assistance circulatoire pharmacologique et un massage cardiaque externe peuvent se révéler nécessaires. Il est aussi envisageable de placer le patient en décubitus latéral gauche et de tenter d’aspirer l’air par le système veineux central, mais c’est généralement inefficace.
La documentation et la déclaration des complications transfusionnelles reposent sur de nombreux intervenants et nécessitent des relations étroites entre les différents responsables. Chaque établissement peut appliquer ses propres politiques et procédures en la matière. Vous trouverez ci-dessous des exemples des différentes déclarations à faire.
Il est recommandé aux médecins et au personnel infirmier dont les patients présentent des complications transfusionnelles de documenter et de déclarer les réactions en question de la manière suivante:
Remarque: Des formalités documentaires doivent être remplies pour toute transfusion, qu’elle ait entraîné des complications ou non.
Le service transfusionnel doit remplir différentes formalités quant à la documentation et au signalement des complications transfusionnelles. Il doit notamment:
Les catégories de réactions à déclarer sont définies dans les normes de sécurité transfusionnelle ainsi que dans la Circulaire d’information de la Société canadienne du sang (voir lien figurant au paragraphe III ci-dessous).
La Société canadienne du sang, qui approvisionne tous les hôpitaux du pays, sauf ceux du Québec, est informée des réactions transfusionnelles graves par les services transfusionnels des hôpitaux et les signale à Santé Canada.
IMPORTANT: Ses responsabilités quant à la déclaration des complications, dont les maladies transmissibles par voie transfusionnelle, et la communication avec les services transfusionnels des hôpitaux sont décrits dans la Circulaire d’information concernant l’utilisation de sang humain et de composants sanguins, section A6, Déclaration des réactions indésirables graves.
Il est absolument essentiel de prévenir une telle complication, car les conséquences peuvent être fatales. Une embolie gazeuse peut être évitée en faisant preuve de vigilance lors de l’administration des solutions intraveineuses et des composants sanguins ainsi qu’en adoptant des pratiques réfléchies, notamment la récupération peropératoire du sang.
Remarque: Le fait pour la Société canadienne du sang de faire figurer sur son site des liens vers des sites gérés par des tiers ne signifie pas pour autant qu’elle les approuve. Elle décline toute responsabilité quant à l’exactitude et à l’actualité des informations fournies sur ces sites et ne peut garantir que vous pourrez y accéder.
Décrite pour la première fois en 1996, cette réaction se caractérise par une hypotension où le principal symptôme est une chute radicale et soudaine de la tension artérielle.
Elle a été signalée le plus souvent à la suite d’une transfusion de plaquettes.
En outre, la plupart des réactions signalées se sont produites en association avec l’emploi prétransfusionnel de filtres de réduction leucocytaire de charge négative ou chez des patients recevant des inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine (IECA), ou les deux. Des réactions similaires ont été décrites chez des receveurs d’IECA soumis à un échange plasmatique thérapeutique.
Nous ne connaissons aucune étude prospective ayant évalué la fréquence de cette réaction. Elle est considérée comme rare, mais il se pourrait également qu’elle soit méconnue.
Ces réactions se manifestent généralement dans les minutes qui suivent le début de la transfusion. L’hypotension peut être l’unique symptôme, et on observe un rétablissement rapide dès l’arrêt de la transfusion. Les autres symptômes, le cas échéant, sont d’intensité mineure.
Les réactions hypotensives seraient liées à la libération de bradykinine (BK) ou du métabolite des-Arg3-BK. Lorsque le plasma entre en contact avec une surface de charge négative, il y a activation de la voie endogène, ce qui entraîne la production de kallikréine plasmatique. Cette dernière dégrade le kininogène de poids moléculaire élevé, phénomène donnant lieu à la libération de bradykinine (un nonapeptide), qui subit à son tour une biotransformation. En présence d’un inhibiteur de l’enzyme de conversion de l’angiotensive (ECA), la transformation de BK en des-Arg3-BK est inhibée. Les réactions qui surviennent en l’absence d’un tel traitement ou d’une réduction leucocytaire prétransfusionnelle au moyen d’un filtre de charge négative pourraient avoir une cause non identifiée autre que la libération de BK.
En cas de complications transfusionnelles, les services transfusionnels doivent adhérer à une politique d’investigation clairement définie. Le présent modèle d’investigation immédiate décrit les étapes à suivre advenant la survenue d’une réaction transfusionnelle immédiate.
Il importe de différencier la réaction hypotensive des autres réactions transfusionnelles pouvant s’accompagner d’hypotension, parmi lesquelles figurent les suivantes : contamination bactérienne, réaction hémolytique aiguë, réaction anaphylactique, syndrome respiratoire aigu post-transfusionnel (TRALI) ou réaction allergique.
La réaction hypotensive primaire ne s’accompagne pas de fièvre. Si les symptômes ne se résorbent pas immédiatement après l’arrêt de la transfusion, il est sage de procéder à une radiographie thoracique et à des cultures sanguines pour écarter, respectivement, la présence d’un TRALI et d’une réaction transfusionnelle septique. Il faut également envisager la possibilité que l’accès hypotensif ne soit pas lié à la transfusion ou à une affection sous-jacente. Il ne faut conclure à la survenue d’une réaction transfusionnelle hypotensive qu’après avoir écarté toute les autres réactions ou causes possibles.
Les premières mesures consistent à :
Le traitement consiste à administrer un bolus de solution saline pour normaliser la tension artérielle.
La documentation et la déclaration des complications transfusionnelles reposent sur de nombreux intervenants et nécessitent des relations étroites entre les différents responsables. Chaque établissement peut appliquer ses propres politiques et procédures en la matière. Vous trouverez ci-dessous des exemples des différentes déclarations à faire.
Il est recommandé aux médecins et au personnel infirmier dont les patients présentent des complications transfusionnelles de documenter et de déclarer les réactions en question de la manière suivante:
Remarque: Des formalités documentaires doivent être remplies pour toute transfusion, qu’elle ait entraîné des complications ou non.
Le service transfusionnel doit remplir différentes formalités quant à la documentation et au signalement des complications transfusionnelles. Il doit notamment:
Les catégories de réactions à déclarer sont définies dans les normes de sécurité transfusionnelle ainsi que dans la Circulaire d’information de la Société canadienne du sang (voir lien figurant au paragraphe III ci-dessous).
La Société canadienne du sang, qui approvisionne tous les hôpitaux du pays, sauf ceux du Québec, est informée des réactions transfusionnelles graves par les services transfusionnels des hôpitaux et les signale à Santé Canada.
IMPORTANT: Ses responsabilités quant à la déclaration des complications, dont les maladies transmissibles par voie transfusionnelle, et la communication avec les services transfusionnels des hôpitaux sont décrits dans la Circulaire d’information concernant l’utilisation de sang humain et de composants sanguins, section A6, Déclaration des réactions indésirables graves.
Si la réduction leucocytaire a été effectuée pendant la transfusion au moyen d’un filtre de charge négative, il convient d’envisager le recours à d’autres types de filtres ou de procéder à la réduction leucocytaire avant entreposage.
Chez les patients qui font l’objet d’une aphérèse thérapeutique, il est sage d’interrompre l’administration d’inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine (ECA) pendant une période allant de 24 heures à plusieurs jours, selon la demi-vie de l’ECA utilisé.
Remarque: Le fait pour la Société canadienne du sang de faire figurer sur son site des liens vers des sites gérés par des tiers ne signifie pas pour autant qu’elle les approuve. Elle décline toute responsabilité quant à l’exactitude et à l’actualité des informations fournies sur ces sites et ne peut garantir que vous pourrez y accéder.
La réaction transfusionnelle hémolytique retardée comporte la destruction des globules rouges transfusés après un certain délai, habituellement de 3 à 21 jours après la transfusion, mais le plus souvent environ 7 jours après celle-ci.
Elle se produit lorsque des allo-anticorps faibles qui ne sont pas détectés lors de la recherche d’anticorps effectuée avant la transfusion gagnent en force à la suite d’une réaction humorale secondaire (anamnestique) en réponse aux hématies du donneur possédant l’antigène correspondant. On trouve de tels anticorps chez les personnes à l’origine sensibilisées par une exposition à des globules rouges lors d’une transfusion ou d’une grossesse.
La réaction transfusionnelle hémolytique retardée peut être causée par des anticorps de plusieurs groupes sanguins, les anticorps des systèmes Rh (anti-c, -E), Kidd (anti-Jka), Kell (anti-K) et Duffy (anti-Fya) étant le plus souvent incriminés.
REMARQUE: Historiquement, de nombreuses réactions classées dans les réactions transfusionnelles hémolytiques retardées n’impliquaient pas de destruction des globules rouges, mais plutôt des critères sérologiques tels que la production post-transfusionnelle d’anticorps et des résultats positifs au test direct à l’antiglobuline. Ces derniers cas ont été classés dans les réactions transfusionnelles sérologiques retardées.
La fréquence de cette réaction varie selon le type de patients, le degré de surveillance, le délai post-transfusionnel au cours duquel des renseignements sont recueillis, les critères employés pour définir la réaction et la sensibilité des tests de dépistage d’anticorps employés.
D’après les études effectuées depuis les années 80, la fréquence varie de 1 cas pour 5 405 unités de concentré de globules rouges transfusées à 1 cas pour 9 094 unités.
Les réactions transfusionnelles hémolytiques retardées peuvent passer inaperçues étant donné que leurs symptômes peuvent être légers et infracliniques. Elles sont rarement mortelles, bien que des décès aient été signalés. La destruction des globules rouges résulte généralement d’une hémolyse extravasculaire. Chez les patients symptomatiques, ces réactions peuvent se manifester par :
Lors d’une nouvelle stimulation par des globules rouges porteurs de l’antigène correspondant à l’allo-anticorps faible indétectable du patient, les lymphocytes B mémoire se différencient en plasmocytes producteurs d’anticorps. Ces derniers produisent des anticorps de type IgG, lesquels sensibilisent les cellules du donneur transfusées qui portent l’antigène correspondant. Les cellules du donneur sensibilisées par l’IgG sont éliminées par hémolyse extravasculaire, principalement dans la rate.
Les services transfusionnels doivent se doter de politiques claires décrivant les investigations requises en cas de complication post-transfusionnelle.
Les réactions transfusionnelles hémolytiques retardées surviennent dans les jours ou les semaines qui suivent une transfusion. Elles sont habituellement mises en évidence sérologiquement par un résultat positif au test direct à l’antiglobuline (TDA).
Selon les résultats de l’investigation initiale, leservice transfusionnel effectuera des analyses sérologiques de suivi conformément à ses propres politiques et procédures. Des exemples sont présentés ci-dessous.
REMARQUE: Une telle réaction peut donner lieu à l’apparition d’un « nouvel » anticorps et à l’obtention de résultats positifs au TDA, bien que ces derniers phénomènes puissent ne pas être détectables. Cela dépend du moment auquel le test est effectué.
Pour être valide, le TDA doit être effectué sur un échantillon contenant l’anticoagulant EDTA. Dans un tel échantillon, le complément ne peut se fixer in vitro grâce à un auto-anticorps froid inoffensif tel que l’anti-I, un auto-anticorps qui est présent chez la plupart des individus.
Si le TDA effectué sur un échantillon post-transfusionnel contenant de l’EDTA donne un résultat positif, il faut effectuer un TDA sur l’échantillon prétransfusionnel à des fins de comparaison (à moins qu’un tel test n’ait déjà été réalisé).
Si le TDA réalisé sur l’échantillon prétransfusionnel est aussi positif, et d’intensité approximativement égale, le résultat positif du TDA sur l’échantillon post-transfusionnel n’est pas évocateur d’une réaction transfusionnelle hémolytique.
Si le TDA effectué sur l’échantillon prétransfusionnel est négatif, une investigation plus approfondie doit être effectuée selon ce qui suit :
TDA monospécifique:
Si le TDA post-transfusionnel est positif avec du sérum antiglobuline polyspécifique, il faut répéter le TDA avec du sérum monospécifique anti-IgG et anti-C3b/-d afin de déterminer les substances responsables de la sensibilisation des hématies du patient. Le principal objectif est d’évaluer si cela vaut la peine de faire une élution afin d’identifier les anticorps susceptibles de sensibiliser les hématies du patient.
Élution:
Une élution doit être effectuée si un TDA réalisé au moyen d’un anti-IgG monospécifique donne un résultat positif. Il faut ensuite tester l’éluat avec un panel afin d’identifier les anticorps en cause.
Type d’antigène:
Si un anticorps spécifique est identifié, il faut déterminer le phénotype de l’échantillon prétransfusionnel du patient afin de connaître le ou les antigènes correspondant aux anticorps identifiés.
Il n’est généralement pas nécessaire d’entreprendre un traitement pour remédier à une réaction transfusionnelle hémolytique retardée, sauf si le patient présente une grave anémie.
Il est conseillé d’envisager une solution autre que la transfusion, chaque fois que cela est possible.
La documentation et la déclaration des complications transfusionnelles reposent sur de nombreux intervenants et nécessitent des relations étroites entre les différents responsables. Chaque établissement peut appliquer ses propres politiques et procédures en la matière. Vous trouverez ci-dessous des exemples des différentes déclarations à faire.
Il est recommandé aux médecins et au personnel infirmier dont les patients présentent des complications transfusionnelles de documenter et de déclarer les réactions en question de la manière suivante:
Remarque: Des formalités documentaires doivent être remplies pour toute transfusion, qu’elle ait entraîné des complications ou non.
Le service transfusionnel doit remplir différentes formalités quant à la documentation et au signalement des complications transfusionnelles. Il doit notamment:
Les catégories de réactions à déclarer sont définies dans les normes de sécurité transfusionnelle ainsi que dans la Circulaire d’information de la Société canadienne du sang (voir lien figurant au paragraphe III ci-dessous).
La Société canadienne du sang, qui approvisionne tous les hôpitaux du pays, sauf ceux du Québec, est informée des réactions transfusionnelles graves par les services transfusionnels des hôpitaux et les signale à Santé Canada.
IMPORTANT: Ses responsabilités quant à la déclaration des complications, dont les maladies transmissibles par voie transfusionnelle, et la communication avec les services transfusionnels des hôpitaux sont décrits dans la Circulaire d’information concernant l’utilisation de sang humain et de composants sanguins, section A6, Déclaration des réactions indésirables graves.
Il est parfois impossible d’empêcher une réaction transfusionnelle hémolytique retardée lorsque la population d’anticorps du patient est trop faible pour être décelable à l’aide des méthodes de recherche d’anticorps habituelles. Les services transfusionnels ont toutefois à leur disposition de nombreux moyens normalisés pour limiter le plus possible la survenue de telles réactions. En voici quelques exemples:
La recherche d’anticorps vise à déceler la présence d’anticorps anti-érythrocytaires inattendus cliniquement significatifs. En général, il s’agit d’anticorps ayant provoqué la maladie hémolytique du nouveau-né, une réaction transfusionnelle hémolytique ou la diminution de la durée de vie d’hématies transfusées.
La recherche d’anticorps anti-érythrocytaires peut s’effectuer de plusieurs façons. Chaque hôpital ou région adopte ses propres épreuves de dépistage et de compatibilité. Quels que soient la méthode et le produit de sensibilité accrue utilisés, ils doivent permettre la recherche d’anticorps cliniquement significatifs. Pour ce faire, la méthode de dépistage doit englober l’incubation à 37 ºC avec des hématies-tests non mélangées, suivie d’un test indirect à l’antiglobuline ou d’une autre épreuve de sensibilité comparable documentée.
1. Test indirect à l’antiglobuline
2. MTSMC Gel Test (test indirect à l’antiglobuline sur gel)
3. SPAA (dosage en phase solide)
Si l’épreuve de recherche d’anticorps produit des résultats positifs, il faut procéder à leur identification.
1. Centrifugation immédiate
Cette épreuve ne doit être effectuée que si l’on a confirmé l’absence d’anticorps dans l’échantillon en question au moyen d’une épreuve de dépistage. Le patient ne doit avoir aucun antécédent d’anticorps cliniquement significatifs.
L’épreuve de compatibilité croisée par centrifugation immédiate est conçue pour détecter une incompatibilité ABO. Elle permet également de détecter la présence d’anticorps froids (non significatifs sur le plan clinique) qui réagissent à la température ambiante.
Si la réactivité des anticorps anti-ABO attendus du patient est faible, voire nulle lors de la centrifugation immédiate, il faut confirmer le groupe ABO du donneur sur l’unité avant de recourir à cette épreuve.
Les analyses doivent être effectuées avant la transfusion, sur un échantillon de sang périphérique. Le sang du cordon ombilical ne convient pas à cet effet. Ces analyses peuvent également être effectuées sur le sang maternel.
Étant donné que les nouveau-nés et les nourrissons âgés de moins de quatre mois produisent rarement des anticorps en réponse à des antigènes érythrocytaires étrangers, il est raisonnable d’omettre l’épreuve de compatibilité croisée avant une transfusion chez ce groupe de patients. Cependant, il faut d’abord effectuer une détermination du groupe ABO et du Rh du nourrisson, ainsi qu’un dépistage d’anticorps et, au besoin, un test pour détecter la présence d’anti-A et d’anti-B maternels. En présence d’anticorps inattendus dans le sang d’un nourrisson âgé de plus de quatre mois, les épreuves de compatibilité avec l’adulte s’appliquent. Si on omet d’effectuer l’épreuve de compatibilité croisée, il faut vérifier le groupe ABO et le Rh du donneur.
Le groupe ABO des érythrocytes du donneur n’est pas confirmé. Une épreuve de compatibilité croisée doit être effectuée sur les cellules du donneur si le groupe ABO ne peut être confirmé.
Si les tests confirment la présence d’anticorps anti-érythrocytaires inattendus cliniquement significatifs, les globules rouges ne possédant pas les antigènes correspondants doivent faire l’objet d’une épreuve de compatibilité croisée (test indirect à l’antiglobuline) chaque fois qu’une transfusion est requise.
Si un nourrisson n'appartenant pas au groupe O doit recevoir une transfusion de globules rouges d’un groupe autre que le groupe O (par exemple, si un nourrisson du groupe A doit recevoir des globules rouges du groupe A), il faut déterminer si le sérum ou le plasma du nouveau-né contient ou non des anticorps maternels anti-A ou anti-B, voire les deux. Pour ce faire, on teste le sérum ou le plasma du nouveau-né avec des hématies A1 ou B, voire les deux, provenant soit du donneur, soit d’un réactif (selon le groupe ABO du nouveau-né). Si des anticorps anti-A ou anti-B sont détectés, il faut transfuser au nourrisson des globules rouges ne possédant pas les antigènes ABO correspondants.
Pour la majorité des transfusions de faible volume chez les nourrissons prématurés, on peut utiliser du sang traité à l’AS-3 sans modification jusqu’à 42 jours après la date du don, et du sang traité au CPDA-1 sans modification jusqu’à 35 jours après la date du don. Exceptionnellement, il peut être préférable d’éliminer le surnageant (par lavage ou centrifugation et resuspension dans une solution saline) chez les nourrissons extrêmement prématurés en insuffisance rénale.
(Il est recommandé de consulter le directeur médical du service de transfusion de l’hôpital avant d’effectuer une transfusion chez un nouveau-né extrêmement prématuré.)
L’exsanguino-transfusion doit être effectuée avec des globules rouges aussi frais que possible.
Si on envisage d’utiliser des globules rouges traités au CPDA-1 ayant plus de sept jours après la date du don, il faut les laver pour en éliminer l’excès de potassium, puis les resuspendre avec de l’albumine ou du plasma frais congelé jusqu’à l’hématocrite désiré. La polycythémie est fréquente chez les nouveau-nés. Les globules rouges traités au CPDA-1 ont un hématocrite supérieur à 0,70, ce qui risque d’aggraver cet état.
Si on envisage d’utiliser des globules rouges traités à l’AS-3, il est recommandé d’éliminer le milieu de conservation, peu importe l’âge des cellules, et de les resuspendre dans du plasma frais congelé.
L’irradiation ne prévient pas la transmission des maladies infectieuses.
Transfusions massives, dont exsanguino-transfusion : seul le sang exempt d’hémoglobine S doit être transfusé.
Remarque: Le fait pour la Société canadienne du sang de faire figurer sur son site des liens vers des sites gérés par des tiers ne signifie pas pour autant qu’elle les approuve. Elle décline toute responsabilité quant à l’exactitude et à l’actualité des informations fournies sur ces sites et ne peut garantir que vous pourrez y accéder.
Le purpura post-transfusionnel (PPT) est une complication rare qui se manifeste par une thrombopénie grave apparaissant soudainement environ 9 jours (entre 1 et 24 jours) après la transfusion.
Ce syndrome est associé à la production chez le receveur d’anticorps dirigés contre un antigène plaquettaire spécifique (habituellement, apparition de HPA-1a chez un receveur ayant un résultat négatif à l’égard de HPA-1a). Il touche 5 fois plus de femmes que d’hommes, sans doute parce qu’il ne survient qu’après une exposition initiale à des antigènes plaquettaires spécifiques lors d’une grossesse ou d’une transfusion.
Le PPT est rare, mais sa fréquence exacte est inconnue.
Voici les signes, symptômes et séquelles du purpura post-transfusionnel (PPT) :
On ne connaît pas le mode d’apparition du PTT, mais il semblerait être lié à la production d’allo-anticorps spécifiques des plaquettes à la suite d’une transfusion ou d’une grossesse, et déclenché par la transfusion récente. Selon une des nombreuses hypothèses avancées pour expliquer ce syndrome, des auto-anticorps produits en conjonction avec les allo-anticorps plaquettaires entraîneraient une destruction à la fois des plaquettes allogéniques transfusées et des plaquettes autologues du receveur.
Les services transfusionnels doivent se doter de politiques claires décrivant les investigations requises en cas de complication post-transfusionnelle.
Dans le cas du purpura post-transfusionnel, les analyses de laboratoire révèlent généralement :
Il convient, sur le plan clinique, de distinguer le purpura post-transfusionnel du purpura thrombopénique idiopathique, du purpura thrombocytopénique thrombotique, de la thrombocytopénie d’origine médicamenteuse, du sepsis, de la coagulation intravasculaire disséminée et d’une insuffisance médullaire. Il faut également le différencier d’une simple allo-immunisation à des antigènes plaquettaires (voir l’article de M.A. Popoksky, dans la section Suggestions de lecture).
Le traitement peut consister en :
Avertissement : Un purpura post-transfusionnel peut entraîner une thrombopénie néonatale allo-immune au cours d’une grossesse ultérieure. Aussi est-il souhaitable de renseigner les femmes concernées à ce sujet.
La documentation et la déclaration des complications transfusionnelles reposent sur de nombreux intervenants et nécessitent des relations étroites entre les différents responsables. Chaque établissement peut appliquer ses propres politiques et procédures en la matière. Vous trouverez ci-dessous des exemples des différentes déclarations à faire.
Il est recommandé aux médecins et au personnel infirmier dont les patients présentent des complications transfusionnelles de documenter et de déclarer les réactions en question de la manière suivante:
Remarque: Des formalités documentaires doivent être remplies pour toute transfusion, qu’elle ait entraîné des complications ou non.
Le service transfusionnel doit remplir différentes formalités quant à la documentation et au signalement des complications transfusionnelles. Il doit notamment:
Les catégories de réactions à déclarer sont définies dans les normes de sécurité transfusionnelle ainsi que dans la Circulaire d’information de la Société canadienne du sang (voir lien figurant au paragraphe III ci-dessous).
La Société canadienne du sang, qui approvisionne tous les hôpitaux du pays, sauf ceux du Québec, est informée des réactions transfusionnelles graves par les services transfusionnels des hôpitaux et les signale à Santé Canada.
IMPORTANT: Ses responsabilités quant à la déclaration des complications, dont les maladies transmissibles par voie transfusionnelle, et la communication avec les services transfusionnels des hôpitaux sont décrits dans la Circulaire d’information concernant l’utilisation de sang humain et de composants sanguins, section A6, Déclaration des réactions indésirables graves.
La réaction initiale est inévitable.
Bien que les cas de récurrence soient rares, il est préconisé de transfuser, aux patients ayant des antécédents documentés de purpura post-transfusionnel, des composants sanguins dépourvus des antigènes plaquettaires contre lesquels ils ont fabriqué des anticorps.
Avertissement : Un purpura post-transfusionnel peut entraîner une thrombopénie néonatale allo-immune au cours d’une grossesse ultérieure. Aussi est-il souhaitable de renseigner les femmes concernées à ce sujet.
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La réaction du greffon contre l'hôte (RGCH) post-transfusionnelle est une complication potentiellement mortelle pouvant survenir chez des personnes immunodéprimées, à la suite de la transfusion de concentré de cellules sanguines : concentrés de globules rouges, concentrés plaquettaires ou granulocytes.
Elle est rare chez les personnes immunocompétentes lorsque la compatibilité HLA entre le donneur et le receveur a été établie ou que le donneur fait partie de la parenté au premier degré (parents, enfants, frères et sœurs) du receveur, car donneur et receveur ont des particularités communes au niveau du complexe majeur d’histocompatibilité. À titre d’exemple, si le receveur est immunocompétent et hétérozygote en un certain locus HLA et que le donneur est homozygote en un locus correspondant, l’organisme du receveur ne considérera pas les cellules du donneur comme des corps étrangers.
La RGCH post-transfusionnelle est rare, mais sa fréquence exacte n'est pas connue.
Ce syndrome clinique se caractérise par l’apparition de fièvre, d’une éruption cutanée, de diarrhée, d’un dysfonctionnement hépatique et d’une aplasie médullaire, généralement au cours des 8 à 10 jours suivant la transfusion.
Il est associé à un taux élevé de mortalité; la plupart des décès sont dus à une hémorragie ou à une infection.
La RGCH consécutive à la transfusion survient lorsque les lymphocytes T présents dans les éléments figurés du sang du donneur s’activent, prolifèrent et attaquent les cellules du receveur.
Il est souhaitable que les services transfusionnels disposent de politiques décrivant clairement les complications transfusionnelles devant faire l’objet d’investigations.
Une investigation n’est entreprise que si le médecin traitant estime que le patient est prédisposé à une réaction du greffon contre l'hôte (RGCH) post-transfusionnelle et que le tableau clinique suggère une telle complication.
L’investigation débute par la confirmation de la RGCH. La confirmation consiste en un diagnostic pathologique posé grâce à une biopsie cutanée ou intestinale. Si la RGCH est confirmée, d’autres analyses doivent être pratiquées par la suite afin de vérifier la réaction des lymphocytes du donneur.
La documentation et la déclaration des complications transfusionnelles reposent sur de nombreux intervenants et nécessitent des relations étroites entre les différents responsables. Chaque établissement peut appliquer ses propres politiques et procédures en la matière. Vous trouverez ci-dessous des exemples des différentes déclarations à faire.
Il est recommandé aux médecins et au personnel infirmier dont les patients présentent des complications transfusionnelles de documenter et de déclarer les réactions en question de la manière suivante:
Remarque: Des formalités documentaires doivent être remplies pour toute transfusion, qu’elle ait entraîné des complications ou non.
Le service transfusionnel doit remplir différentes formalités quant à la documentation et au signalement des complications transfusionnelles. Il doit notamment:
Les catégories de réactions à déclarer sont définies dans les normes de sécurité transfusionnelle ainsi que dans la Circulaire d’information de la Société canadienne du sang (voir lien figurant au paragraphe III ci-dessous).
La Société canadienne du sang, qui approvisionne tous les hôpitaux du pays, sauf ceux du Québec, est informée des réactions transfusionnelles graves par les services transfusionnels des hôpitaux et les signale à Santé Canada.
IMPORTANT: Ses responsabilités quant à la déclaration des complications, dont les maladies transmissibles par voie transfusionnelle, et la communication avec les services transfusionnels des hôpitaux sont décrits dans la Circulaire d’information concernant l’utilisation de sang humain et de composants sanguins, section A6, Déclaration des réactions indésirables graves.
La seule méthode de prévention d’une réaction du greffon contre l’hôte (RGCH) existant à l’heure actuelle consiste à irradier par rayons gamma les composants sanguins cellulaires pouvant provoquer une telle réaction ou étant destinés à des patients immunodéprimés. Les actuelles techniques de réduction leucocytaire ne permettent pas d’éviter ce type de réaction.
La Société canadienne du sang offre les composants sanguins irradiés suivants :
L’irradiation gamma, aux doses préconisées pour la prévention de la RGCH, n’altère pas les fonctions des plaquettes, mais elle endommage la membrane des globules rouges. Les CGR irradiés doivent être utilisés dans les 28 jours suivant l’irradiation ou au plus tard à la date limite habituelle d’utilisation, si celle-ci est antérieure. En outre, le potassium s’accumule plus rapidement dans le liquide extracellulaire des CGR irradiés. Par conséquent, il est recommandé d’attendre le dernier moment pour irradier les CGR devant être transfusés à des nouveau-nés et à des enfants en bas âge ou, si cela est impossible, d’extraire le liquide extracellulaire afin de réduire les risques liés à la forte concentration de potassium plasmatique.
Remarque: Le fait pour la Société canadienne du sang de faire figurer sur son site des liens vers des sites gérés par des tiers ne signifie pas pour autant qu’elle les approuve. Elle décline toute responsabilité quant à l’exactitude et à l’actualité des informations fournies sur ces sites et ne peut garantir que vous pourrez y accéder.
L’allo-immunisation est le phénomène d’apparition d’anticorps dans un organisme qui a reçu des antigènes d’un sujet de la même espèce. Les anticorps sont appelés allo-anticorps pour les distinguer des auto-anticorps, anticorps dirigés contre les propres antigènes de l’organisme, et les hétéro-anticorps, anticorps dirigés contre les antigènes provenant d’individus d’espèces différentes.
L’allo-immunisation anti-érythrocytaire est la fabrication par l’organisme du receveur d’anticorps contre les antigènes érythrocytaires. Elle est due à une grossesse ou à une transfusion antérieure. Dans certains cas, elle se produit avant que le sujet n’ait reçu des antigènes érythrocytaires étrangers, les éléments déclencheurs pouvant être des antigènes non érythrocytaires ou des substances telles que des bactéries. Elle peut, par exemple, être due aux antigènes Chido-Rogers, antigènes situés sur le composant C4 du complément, ou aux antigènes leucocytaires Bga et Bgb, qui provoquent l’apparition d’anticorps pouvant réagir contre les globules rouges. L’ingestion ou l’inhalation de certaines bactéries ou substances environnementales semblables aux allo-antigènes érythrocytaires peut également déclencher la fabrication d’anticorps dits « naturels », le plus souvent des IgM.
La fréquence des allo-anticorps varie considérablement selon l’état de santé des patients, leurs antécédents transfusionnels, leurs antécédents de grossesse (en ce qui concerne les femmes) et la fréquence de certains antigènes dans la population de patients par rapport à celle dans la population de donneurs, pour une région donnée.
D’après les estimations, la fréquence des anticorps anti-érythrocytaires est comprise entre 1 et 2 % dans l’ensemble de la population hospitalière, d’au moins 5 % chez les polytransfusés et les femmes ayant eu plusieurs grossesses et d’au moins 20 % chez les patients atteints d’affections dont le traitement nécessite des transfusions, l’anémie à hématies falciformes et la thalassémie par exemple.
Dans certains cas, l’allo-immunisation anti-érythrocytaire survient dans le cadre d’une réaction transfusionnelle hémolytique immédiate ou retardée. Toutefois, elle ne se manifeste généralement pas par des signes cliniques. Elle n’est en effet décelée qu’à l’issue d’épreuves prétransfusionnelles subséquentes ou de tests effectués durant une grossesse.
Si une recherche d’anticorps est effectuée au cours des jours ou des semaines précédant la transfusion de concentrés de globules rouges, elle peut mettre en évidence des anticorps anti-érythrocytaires. Un test direct à l’antiglobuline, que le sérum ou le plasma contienne ou non des anticorps, peut également permettre d’en détecter s’il y a eu une réponse anamnestique. L‘allo-anticorps peut alors être élué des globules rouges du patient.
Dans le cas d’une femme enceinte, si la recherche d’anticorps anti-érythrocytaires préconisée au stade prénatal n’est pas effectuée, l’allo-immunisation peut d’abord se manifester par une maladie hémolytique du nouveau-né.
Il est souhaitable que les services transfusionnels disposent de politiques décrivant clairement les complications transfusionnelles devant faire l’objet d’investigations.
Une investigation d’allo-immunisation anti-érythrocytaire doit être entreprise si le résultat d’une recherche d’anticorps ou d’un test direct à l’antiglobuline (TDA) effectué à la suite d’une transfusion ou d’une grossesse est positif.
Au vu du résultat de la première investigation, le service transfusionnel procèdera à une épreuve sérologique complémentaire selon ses propres politiques et procédures. Voici quelques exemples d’investigation.
REMARQUE : Il faut notamment s’attendre à ce que le résultat de la recherche d’anticorps soit de nouveau positif et que celui du TDA soit négatif, sauf si le patient a reçu une transfusion peu de temps auparavant, auquel cas le résultat du TDA pourrait également être positif. Si le patient possède des anticorps anti-érythrocytaires connus, un changement quant à l’intensité de la réaction ou au profil réactionnel dans les résultats de la recherche d’anticorps suggère la formation de nouveaux anticorps.
En cas d’allo-immunisation anti-érythrocytaire, il est recommandé de ne transfuser que des concentrés de globules rouges (CGR) dépourvus des antigènes contre lesquels le patient a fabriqué des anticorps significatifs sur le plan clinique.
Le délai d’obtention des CGR appropriés varie en fonction du nombre et de la nature des anticorps ainsi que des services transfusionnels des hôpitaux et de leur capacité d’approvisionnement. Aussi est-il préconisé de prévoir de telles transfusions suffisamment à l’avance, dans la mesure du possible. Dans certains cas, il peut même être nécessaire de commander des CGR congelés, autologues ou allogéniques et compatibles.
Bien que les bienfaits de cette pratique soient controversés, certains services transfusionnels déterminent le phénotype de patients à risque élevé atteints de certaines maladies nécessitant des transfusions (anémie à hématies falciformes et thalassémie par exemple) et leur réservent des CGR de phénotype compatible même si cespatients ne possèdent pas d’allo-anticorps. Cette précaution vise à éviter la formation d’anticorps. De l’avis général, le phénotypage d’antigènes des systèmes Rhésus et Kell est justifié pour ce type de patients à risque, mais son utilité est contestée pour le phénotypage d’un plus grand nombre d’antigènes.
Il est conseillé de diriger les femmes enceintes possédant des anticorps anti-érythrocytaires pouvant être à l’origine d’une maladie hémolytique du nouveau-né vers un obstétricien expérimenté dans le traitement de cette affection.
Anticorps anti-érythrocytaires les plus courants à l’origine d’une maladie hémolytique du nouveau-né* (catégorisation en fonction du système des groupes sanguins et de la spécificité des antigènes)
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Anticorps pouvant causer une forme modérée ou grave de la maladie
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Rhesus
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D, C, c, E
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Kell
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K, k
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Duffy
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Fya
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Kidd
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Jka, Jkb
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Anticorps pouvant causer une forme légère de la maladie
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ABO
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A, B
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Rhesus
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e
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Ii
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i
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Duffy
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Fyb
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Lutheran
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Lua, Lub
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Anticorps non associés à la maladie
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Lewis
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Lea, Leb
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Ii
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I
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P
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P1
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*Cette liste n’est pas exhaustive. Pour connaître les anticorps moins courants, veuillez consulter la quatrième édition de l’ouvrage Applied Blood Group Serology de PD Issit et de DJ Anstee publiée par Montgomery Scientific Publications (Durham, Caroline du Sud), en 1998.
La documentation et la déclaration des complications transfusionnelles reposent sur de nombreux intervenants et nécessitent des relations étroites entre les différents responsables. Chaque établissement peut appliquer ses propres politiques et procédures en la matière. Vous trouverez ci-dessous des exemples des différentes déclarations à faire.
Il est recommandé aux médecins et au personnel infirmier dont les patients présentent des complications transfusionnelles de documenter et de déclarer les réactions en question de la manière suivante:
Remarque: Des formalités documentaires doivent être remplies pour toute transfusion, qu’elle ait entraîné des complications ou non.
Le service transfusionnel doit remplir différentes formalités quant à la documentation et au signalement des complications transfusionnelles. Il doit notamment:
Les catégories de réactions à déclarer sont définies dans les normes de sécurité transfusionnelle ainsi que dans la Circulaire d’information de la Société canadienne du sang (voir lien figurant au paragraphe III ci-dessous).
La Société canadienne du sang, qui approvisionne tous les hôpitaux du pays, sauf ceux du Québec, est informée des réactions transfusionnelles graves par les services transfusionnels des hôpitaux et les signale à Santé Canada.
IMPORTANT: Ses responsabilités quant à la déclaration des complications, dont les maladies transmissibles par voie transfusionnelle, et la communication avec les services transfusionnels des hôpitaux sont décrits dans la Circulaire d’information concernant l’utilisation de sang humain et de composants sanguins, section A6, Déclaration des réactions indésirables graves.
L’allo-immunisation ne peut être complètement évitée que par la transfusion de composants sanguins autologues ou provenant d’un jumeau identique. La réduction leucocytaire des composants cellulaires permet de réduire les risques d’allo-immunisation aux antigènes leucocytaires, mais non aux antigènes érythrocytaires.
Dans la plupart des cas, il est inutile de tenter d’empêcher l’apparition d’anticorps anti-érythrocytaires, les séquelles de l’allo-immunisation étant peu importantes. La prévention est toutefois nécessaire pour les femmes en âge de procréer, certains patients prédisposés à de graves réactions transfusionnelles hémolytiques et les patients ayant besoin de transfusions périodiques, notamment ceux atteints d’anémie à hématies falciformes.
L’administration d’immunoglobulines anti-Rh aux femmes Rh- mères d’un bébé Rh+ se révèle très efficace contre les risques de maladie hémolytique périnatale. Si l’administration est effectuée dans les 72 heures suivant un accouchement à terme, les risques d’allo-immunisation sont de 1 à 2 %, alors qu’ils sont de 12 à 13 % sans prophylaxie. Si elle est effectuée à la 28e semaine de grossesse, les risques ne sont plus que de 0,1 %. (Voir les suggestions de lecture pour plus de détails.)
Dans la mesure du possible, il est préconisé de transfuser des concentrés de globules rouges (CGR) autologues plutôt que des CGR allogéniques aux patientes en âge de procréer ou plus jeunes qui doivent subir une intervention chirurgicale non urgente, afin d’éviter une allo-immunisation anti-érythrocytaire. Enfin, il est déconseillé de recueillir du sang des conjoints de femmes en âge de procréer en vue de le transfuser à ces dernières. Une telle pratique va d’ailleurs à l’encontre des politiques de la Société canadienne du sang.
Dans le cas d’une transfusion de plaquettes d’un donneur Rh+ ou dont on ignore le Rhésus à une patiente Rh- en âge de procréer ou plus jeune, il est recommandé d’administrer une dose d’immunoglobulines anti-Rh comprise entre 10 et 12 ųg/ml du volume de CGR transfusés. Certains services transfusionnels préfèrent administrer des immunoglobulines anti-Rh à toutes les patientes.
Dans le cas de patients devant recevoir de nombreuses transfusions pour le traitement d’une maladie et étant donc exposés à un très grand risque d’allo-immunisation, notamment les patients atteints d’anémie à hématies falciformes et de thalassémie, certains services transfusionnels procèdent à la détermination de leur phénotype antigénique et leur procurent des CGR phénotypés et compatibles sur le plan antigénique afin d’éviter une allo-immunisation. Il est communément admis que cette pratique est utile en ce qui concerne les antigènes des systèmes Kell et Rhésus, mais son efficacité est contestée lorsqu’il s’agit d’effectuer un phénotypage plus vaste. (Voir l’article de MJ Telen dans les suggestions de lecture)
Remarque: Le fait pour la Société canadienne du sang de faire figurer sur son site des liens vers des sites gérés par des tiers ne signifie pas pour autant qu’elle les approuve. Elle décline toute responsabilité quant à l’exactitude et à l’actualité des informations fournies sur ces sites et ne peut garantir que vous pourrez y accéder.
La rigoureuse sélection des donneurs et les tests de dépistage n’éliminent pas tous les risques de maladies infectieuses. Les critères de sélection ont été établis de manière à exclure les personnes dont le sang risquerait de transmettre aux transfusés le virus de l’immunodéficience humaine (VIH), le virus humain T-lymphotrope (HTLV) ou une hépatite. En outre, nous effectuons des tests de dépistage des substances suivantes pour chaque don de sang :
Remarque: Les méthodes et réactifs employés pour tous les tests de dépistage ont été approuvés par Santé Canada.
La Société canadienne du sang ne mettra en circulation que les unités ayant donné des résultats négatifs lors des tests approuvés de dépistage des marqueurs de ces maladies transmissibles. Toutefois, ces tests n’éliminent pas totalement les risques de transmission des agents infectieux correspondants. Il est donc recommandé d’envisager des solutions autres qu’une transfusion de sang ou de produits sanguins, si possible.
La transmission du cytomégalovirus (CMV) par transfusion peut être source de préoccupations chez certains patients. Pour réduire ce risque, la Société canadienne du sang offre des produits cellulaires partiellement déleucocytés. Chez les patients courant un risque particulièrement élevé d’infection grave au CMV (p. ex., un fœtus nécessitant une transfusion intra-utérine ou une personne séronégative pour le CMV recevant des cellules souches allogéniques hématopoïétiques), les médecins peuvent en outre opter pour des composants sanguins de donneurs négatifs pour le CMV.
Si la vie du patient est en danger, il est recommandé de procéder sans tarder à la transfusion du sang et des composants sanguins partiellement déleucocytés lorsqu’il est impossible d’obtenir du sang séronégatif pour le CMV.
La maladie de Chagas, pathologie causée par le Trypanosoma Cruzi, est très répandue en Amérique du Sud. Quelques cas d’infection d’origine transfusionnelle ayant été signalés en Amérique du Nord, notamment au Canada, la Société canadienne du sang a ajouté la maladie de Chagas au questionnaire de sélection des donneurs. Un test de dépistage d’anticorps dirigés contre le Tripanosoma Cruzi est réalisé sur le sang de tous les donneurs ayant répondu par l’affirmative à l’une de ces questions.
Babesia, Bartonella, Borrelia, Brucella, l’agent de la fièvre à tiques du Colorado, Leishmania, les parvovirus, les plasmodies, le toxoplasme et d’autres trypanosomes se transmettent rarement par le sang. Bien que les donneurs soient rigoureusement sélectionnés pour réduire au minimum les risques d’infection, aucun test courant ne permet de prévoir ou de prévenir la transmission de ces agents infectieux.
Selon de récentes études, la variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob serait transmissible par transfusion. Les donneurs potentiels doivent certes répondre à des questions sur les facteurs de risque associés à cette maladie et sont refusés s’ils présentent des risques, mais il n’existe actuellement aucun test de dépistage de cette maladie.
La fréquence des infections transfusionnelles étant très faible au Canada et dans les autres pays développés, il est très difficile de mesurer les risques avec précision. Leur estimation est d’autant plus compliquée que les symptômes ne se manifestent souvent que des années après l’infection et qu’il est difficile de les attribuer à une transfusion antérieure.
Le tableau ci-dessous vous donnera une idée du niveau de risque au Canada à l’heure actuelle. Veuillez noter qu’il s’agit d’une estimation des risques d’infection et non de maladie cliniquement significative. Le niveau de risque de maladie cliniquement significative pourrait être inférieur.
Risques d’infection par transfusion au Canada*
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Risque résiduel pour chaque unité de concentré de globules rouges ou de plaquettes transfusée
S. Kleinman et coll. |
Risque résiduel pour 1 million de dons (intervalle de confiance de 95 %)***
J. Chiavetta et coll. |
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| VIH |
1/4 700 000
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0,24 (entre 0,03 et 0,62)+
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| VHC |
1/3 100 000
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0,70 (entre 0,08 et 3,13)
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| VHB |
Entre 1/31 000 et 1/82 000 *
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8,52 (entre 4,44 et 15,11)++
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| HTLV IetII |
1/1 900 000 **
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0,67 (entre 0,24 et 1,42)
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*Avec le test de détection de l’antigène de la nucléocapside du VHB, le taux d’infection tend vers 1/82 000. Si ce test n’est pas pratiqué, comme c’est le cas à la Société canadienne du sang, il est plus proche de 1/31 000.
**Estimation fondée sur des statistiques américaines, à défaut de statistiques canadiennes. Le risque est probablement inférieur au Canada, car la prévalence dans la population de donneurs y est plus faible (12/100 000 nouveaux donneurs au Canada, contre 35/100 000 aux États-Unis).
***Un don de sang total permet de préparer, en moyenne, une unité et demie de composants sanguins pour la transfusion.
+Estimation d’après des chiffres enregistrés à l’époque du test de dépistage de l’antigène p24 du VIH et avant la mise en application du test de détection de l’ARN du virus. D’après les statistiques de J. Chiavietta et de ses collaborateurs, le test de détection de l’ARN aurait réduit le risque résiduel de transmission du VIH d’environ 31,2 %.
++L’estimation a été effectuée selon des méthodes appliquées aux États-Unis. Le test de détection de l’antigène de la nucléocapside du VHB est utilisé aux États-Unis, mais pas à la Société canadienne du sang.
Lorsqu’un cas de patient ayant contracté une maladie transmissible est signalé, l’investigation doit comprendre les points suivants:
La documentation et la déclaration des complications transfusionnelles reposent sur de nombreux intervenants et nécessitent des relations étroites entre les différents responsables. Chaque établissement peut appliquer ses propres politiques et procédures en la matière. Vous trouverez ci-dessous des exemples des différentes déclarations à faire.
Il est recommandé aux médecins et au personnel infirmier dont les patients présentent des complications transfusionnelles de documenter et de déclarer les réactions en question de la manière suivante:
Remarque: Des formalités documentaires doivent être remplies pour toute transfusion, qu’elle ait entraîné des complications ou non.
Le service transfusionnel doit remplir différentes formalités quant à la documentation et au signalement des complications transfusionnelles. Il doit notamment:
Les catégories de réactions à déclarer sont définies dans les normes de sécurité transfusionnelle ainsi que dans la Circulaire d’information de la Société canadienne du sang (voir lien figurant au paragraphe III ci-dessous).
La Société canadienne du sang, qui approvisionne tous les hôpitaux du pays, sauf ceux du Québec, est informée des réactions transfusionnelles graves par les services transfusionnels des hôpitaux et les signale à Santé Canada.
IMPORTANT: Ses responsabilités quant à la déclaration des complications, dont les maladies transmissibles par voie transfusionnelle, et la communication avec les services transfusionnels des hôpitaux sont décrits dans la Circulaire d’information concernant l’utilisation de sang humain et de composants sanguins, section A6, Déclaration des réactions indésirables graves.
Remarque: Le fait pour la Société canadienne du sang de faire figurer sur son site des liens vers des sites gérés par des tiers ne signifie pas pour autant qu’elle les approuve. Elle décline toute responsabilité quant à l’exactitude et à l’actualité des informations fournies sur ces sites et ne peut garantir que vous pourrez y accéder.
Une unité de concentré de globules rouges contient environ 250 mg de fer. Comme les personnes ayant besoin de transfusions de globules rouges à cause d’une affection chronique ne peuvent excréter physiologiquement le fer, ce dernier s’accumule dans les organes, notamment le foie, le cœur et les glandes endocrines.
Il est rare qu’une transfusion donne lieu à une surcharge en fer. Une telle complication ne se produit que chez les malades chroniques qui reçoivent des transfusions de concentrés de globules rouges depuis plusieurs années.
Sont prédisposés les sujets atteints d’une anémie chronique, par exemple :
Si aucun traitement n’est entrepris, une surcharge en fer peut donner lieu aux séquelles suivantes :
À la suite de plusieurs transfusions érythrocytaires, le fer s’accumule dans l’organisme, car celui-ci retient le fer hémique des globules rouges sénescents détruits par les cellules du système phagocytaire mononucléé constitué de monocytes et de macrophages.
L’intoxication au fer serait due à des lésions tissulaires causées par des radicaux libres catalysés par le fer circulant librement, sans être lié à des protéines plasmatiques telles que la transferrine.
Un traitement chélateur par déféroxamine mésylate (DesferrixoxamineMC par exemple) est indiqué en cas de surcharge en fer. L’administration de cet agent chélateur, par perfusion intraveineuse ou sous-cutanée, doit être étalée sur plusieurs heures. Le traitement est généralement administré à domicile, cinq jours par semaine.
La documentation et la déclaration des complications transfusionnelles reposent sur de nombreux intervenants et nécessitent des relations étroites entre les différents responsables. Chaque établissement peut appliquer ses propres politiques et procédures en la matière. Vous trouverez ci-dessous des exemples des différentes déclarations à faire.
Il est recommandé aux médecins et au personnel infirmier dont les patients présentent des complications transfusionnelles de documenter et de déclarer les réactions en question de la manière suivante:
Remarque: Des formalités documentaires doivent être remplies pour toute transfusion, qu’elle ait entraîné des complications ou non.
Le service transfusionnel doit remplir différentes formalités quant à la documentation et au signalement des complications transfusionnelles. Il doit notamment:
Les catégories de réactions à déclarer sont définies dans les normes de sécurité transfusionnelle ainsi que dans la Circulaire d’information de la Société canadienne du sang (voir lien figurant au paragraphe III ci-dessous).
La Société canadienne du sang, qui approvisionne tous les hôpitaux du pays, sauf ceux du Québec, est informée des réactions transfusionnelles graves par les services transfusionnels des hôpitaux et les signale à Santé Canada.
IMPORTANT: Ses responsabilités quant à la déclaration des complications, dont les maladies transmissibles par voie transfusionnelle, et la communication avec les services transfusionnels des hôpitaux sont décrits dans la Circulaire d’information concernant l’utilisation de sang humain et de composants sanguins, section A6, Déclaration des réactions indésirables graves.
Remarque: Le fait pour la Société canadienne du sang de faire figurer sur son site des liens vers des sites gérés par des tiers ne signifie pas pour autant qu’elle les approuve. Elle décline toute responsabilité quant à l’exactitude et à l’actualité des informations fournies sur ces sites et ne peut garantir que vous pourrez y accéder.
La documentation et la déclaration des complications transfusionnelles reposent sur de nombreux intervenants et nécessitent des relations étroites entre les différents responsables. Chaque établissement peut appliquer ses propres politiques et procédures en la matière. Vous trouverez ci-dessous des exemples des différentes déclarations à faire.
Il est recommandé aux médecins et au personnel infirmier dont les patients présentent des complications transfusionnelles de documenter et de déclarer les réactions en question de la manière suivante:
Remarque: Des formalités documentaires doivent être remplies pour toute transfusion, qu’elle ait entraîné des complications ou non.
Le service transfusionnel doit remplir différentes formalités quant à la documentation et au signalement des complications transfusionnelles. Il doit notamment:
Les catégories de réactions à déclarer sont définies dans les normes de sécurité transfusionnelle ainsi que dans la Circulaire d’information de la Société canadienne du sang (voir lien figurant au paragraphe III ci-dessous).
La Société canadienne du sang, qui approvisionne tous les hôpitaux du pays, sauf ceux du Québec, est informée des réactions transfusionnelles graves par les services transfusionnels des hôpitaux et les signale à Santé Canada.
IMPORTANT: Ses responsabilités quant à la déclaration des complications, dont les maladies transmissibles par voie transfusionnelle, et la communication avec les services transfusionnels des hôpitaux sont décrits dans la Circulaire d’information concernant l’utilisation de sang humain et de composants sanguins, section A6, Déclaration des réactions indésirables graves.
Certaines complications transfusionnelles se traduisent par des signes et des symptômes similaires. Il faut donc déterminer au plus vite la nature de la complication afin d’en évaluer la gravité et d’entreprendre immédiatement un traitement. Des examens complémentaires peuvent être réalisés pour écarter les autres causes auxquelles pourrait être liée la réaction et déterminer si des mesures préventives doivent être prises au cas où le patient aurait besoin d’autres transfusions ultérieurement.
Dans notre exposé PowerPoint, nous vous décrivons le tableau clinique de réactions transfusionnelles aiguës et les mesures à prendre pour y remédier. Pour le faire apparaître à l’écran, cliquez sur le lien.
Nous vous présentons ci-dessous, par ordre alphabétique, des réactions transfusionnelles à envisager pour le diagnostic différentiel. Notez bien que cette liste n’est pas exhaustive. Nous y avons répertorié une partie des principaux signes et symptômes ainsi que les réactions les plus graves. Pour obtenir une description détaillée des signes et symptômes propres à chaque complication, cliquez sur le lien correspondant.
Soulignons que le diagnostic différentiel exige de prendre également en considération des réactions aiguës non liées à la transfusion.
Nous n’avons pas répertorié tous les signes et symptômes des réactions transfusionnelles. Anxiété, hémorragies, céphalées, ictère, malaises, douleurs musculaires, crampes, oligurie, nausées, sensation de serrement de la poitrine, tachycardie, tachypnée et vomissements en font partie. En effet, au moins l’un de ces signes ou de ces symptômes peut être observé dans la plupart des cas de réactions transfusionnelles.
Remarque : Si le sujet est sous anesthésie, les signes caractéristiques ne sont pas forcément apparents et les symptômes ne peuvent se manifester. Une chute de la tension artérielle, une hémoglobinurie ou des hémorragies non contrôlées dues à une coagulation intravasculaire disséminée sont les seuls signes observables.
Reconnaître les signes et symptômes d’une réaction transfusionnelle et prendre rapidement les mesures qui s’imposent sont des conditions indispensables pour limiter les séquelles chez le patient. Cela permet en outre de retirer de la chaîne transfusionnelle les composants sanguins susceptibles de déclencher une réaction similaire chez d’autres patients.
Si les politiques et procédures varient suivant les établissements et services transfusionnels, certains principes sont toutefois préconisés à l’unisson.
La détection d’une réaction retardée est nettement plus difficile que celle d’une réaction immédiate. C’est le médecin traitant qui la décèle en établissant la corrélation avec une transfusion qui peut remonter à plusieurs semaines, plusieurs mois, voire plusieurs années.
Voici une procédure appropriée pour l’investigation de complications transfusionnelles telles qu’une réaction hémolytique aiguë. Il s’agit là d’un exemple qui ne saurait prévaloir sur les procédures en vigueur au sein des établissements hospitaliers.
Voici quelques suggestions quant aux mesures à prendre à la suite de la découverte d’une apparente complication transfusionnelle. Ces mesures doivent cadrer avec les procédures de l’hôpital concerné.
REMARQUE: Il n’est habituellement pas nécessaire de procéder à une investigation si, d’une part, les signes et symptômes se limitent à de l’urticaire, à un prurit ou à ces deux manifestations et que, d’autre part, la concordance entre l’unité de sang et le receveur avait bien été vérifiée. En règle générale, la transfusion peut être reprise après administration d’un anti-histaminique, dès lors que le patient est suivi de près et que les procédures hospitalières sont respectées.
Le traitement des réactions transfusionnelles est fonction de la nature de la complication et du patient. Dans le cas d’une réaction grave, il est crucial d’entreprendre un traitement sur-le-champ pour éviter les séquelles les plus graves, voire le décès du patient.
Le traitement dépend des signes et des symptômes. Il doit être réalisé selon les politiques en vigueur à l’hôpital. Voici les premières étapes en cas de complication:
Le traitement subséquent doit être adapté aux signes, aux symptômes et à la cause la plus probable de la réaction.
Si les symptômes sont minimes, il suffit parfois d’interrompre la transfusion, mais le patient doit être placé sous étroite observation. La décision d’entreprendre ou non un traitement revient au médecin traitant.
Le traitement doit être établi en fonction des symptômes et des antécédents médicaux du patient.
Nombre de complications transfusionnelles sont évitables, notamment celles dues à une erreur humaine. Voici des recommandations très importantes pour prévenir de telles réactions et en limiter les conséquences.
Des modes de prévention additionnels sont décrits pour les complications suivantes :
Le fait de ne pas avoir identifié le patient au moment du prélèvement sanguin ou juste avant la transfusion constitue la principale cause de réaction hémolytique intravasculaire transfusionnelle aiguë. Les erreurs d’identification peuvent conduire à transfuser du sang d’un groupe sanguin ABO incompatible avec celui du receveur, ce qui peut provoquer une hémolyse et avoir des conséquences fatales.
Le résumé suivant d’un extrait de l’article de Williamson et coll. intitulé Serious Hazards of Transfusion program in the UK - October 1996 to September 1998 (voir suggestions de lecture) offre une explication :
Dans 62 des 191 cas signalés d’erreur relative au sang transfusé, le sang transfusé était ABO incompatible; 3 patients en sont décédés. Dans 177 cas analysés, le personnel concerné a manqué de une à sept occasions de relever l’erreur d’identification du donneur de sang ou du patient.
Les premières erreurs se sont produites à tous les stades :
Vous trouverez des renseignements détaillés dans le rapport 2000-2001 de SHOT (118 pages, format PDF).
Remarque : Le fait pour la Société canadienne du sang de faire figurer sur son site des liens vers des sites gérés par des tiers ne signifie pas pour autant qu’elle les approuve. Elle décline toute responsabilité quant à l’exactitude et à l’actualité des informations fournies sur ces sites et ne peut garantir que vous pourrez y accéder.
Voici les principales constatations de ses auteurs :
Ce rapport et d’autres rapports montrent que l’application de procédures d’identification appropriées à toutes les étapes auxquelles une erreur est possible est le meilleur mode de prévention. Voici la marche à suivre :
L’observation du patient pendant la transfusion de sang ou de produits sanguins est essentielle à la sécurité transfusionnelle. L’intensité des réactions transfusionnelles étant généralement fonction du volume transfusé, il faut surveiller l’état du patient pendant une transfusion comme suit :
La formation de base du personnel soignant intervenant dans les transfusions doit être complétée par une formation continue. Le perfectionnement professionnel est une nécessité vu la rapide évolution de la médecine transfusionnelle. Un personnel soignant averti et consciencieux est fondamental pour la sécurité des patients. Entre autres stratégies, il est recommandé de mettre sur pied des programmes de formation dirigés par :
La mise en œuvre d’un système qualité est également capitale. Un tel système reposant sur des programmes de formation, une évaluation périodique des compétences du personnel, des inspections internes et des politiques de gestion des erreurs contribue au contrôle et au bon fonctionnement des services transfusionnels.
J.A. Lumadue et ses collaborateurs (voir suggestions de lecture) ont constaté que, dans leur établissement, les risques d’erreur de groupage sanguin étaient 40 fois plus importants lorsque les échantillons ne répondaient pas aux critères d’acceptation que lorsqu’ils étaient correctement étiquetés. Ils ont effectué leur comparaison par rapport à des données historiques sur des patients et à des données sur des patients obtenues à partir d’échantillons soumis subséquemment et étiquetés correctement.
La documentation et la déclaration des complications transfusionnelles reposent sur de nombreux intervenants et nécessitent des relations étroites entre les différents responsables. Chaque établissement peut appliquer ses propres politiques et procédures en la matière. Vous trouverez ci-dessous des exemples des différentes déclarations à faire.
Il est recommandé aux médecins et au personnel infirmier dont les patients présentent des complications transfusionnelles de documenter et de déclarer les réactions en question de la manière suivante:
Remarque: Des formalités documentaires doivent être remplies pour toute transfusion, qu’elle ait entraîné des complications ou non.
Le service transfusionnel doit remplir différentes formalités quant à la documentation et au signalement des complications transfusionnelles. Il doit notamment:
Les catégories de réactions à déclarer sont définies dans les normes de sécurité transfusionnelle ainsi que dans la Circulaire d’information de la Société canadienne du sang (voir lien figurant au paragraphe III ci-dessous).
La Société canadienne du sang, qui approvisionne tous les hôpitaux du pays, sauf ceux du Québec, est informée des réactions transfusionnelles graves par les services transfusionnels des hôpitaux et les signale à Santé Canada.
IMPORTANT: Ses responsabilités quant à la déclaration des complications, dont les maladies transmissibles par voie transfusionnelle, et la communication avec les services transfusionnels des hôpitaux sont décrits dans la Circulaire d’information concernant l’utilisation de sang humain et de composants sanguins, section A6, Déclaration des réactions indésirables graves.
L’hémovigilance est essentielle à la sécurité transfusionnelle. Elle consiste à suivre de près les complications transfusionnelles afin d’anticiper les risques et les tendances et de prendre les mesures préventives. La surveillance transfusionnelle revêt plusieurs formes. La France et le Canada ont créé des réseaux d’hémovigilance, le réseau canadien étant appelé « système national de surveillance des incidents transfusionnels ». Les États-Unis se sont quant à eux dotés d’un système appelé « Medical-Event Reporting System – Transfusion Medicine », tandis que la Grande-Bretagne a mis en place le système Serious Hazards of Transfusion. (Voir les suggestions de lecture pour plus de détails.)
L’un des volets de l’hémovigilance est la surveillance des effets indésirables des transfusions tels que les maladies transmissibles, les accidents et les erreurs de transfusion, les incidents évités de justesse, les réactions transfusionnelles et les complications qui s’en suivent. Elle repose sur la création d’une base de données intégrée concernant les donneurs et les receveurs et sur l’analyse des tendances mondiales influant sur la sécurité transfusionnelle. Au Canada, elle exige la collaboration des services transfusionnels des hôpitaux, de la Société canadienne du sang et de Santé Canada.
Les réseaux d’hémovigilance et de déclaration des incidents transfusionnels se fondent sur le principe selon lequel la prévention des effets indésirables nécessite d’analyser la fréquence et les causes de telles réactions. Leur efficacité dépend d’un système de déclaration uniforme et confidentiel qui permette de connaître tous les incidents significatifs ainsi que les incidents évités de justesse.
Santé Canada a mis en service un système national de déclaration des réactions transfusionnelles au cours de l’année 2004. Ce système prévoit l’utilisation par les services transfusionnels d’un modèle de formulaire uniforme pour signaler les réactions à la Société canadienne du sang, aux bureaux provinciaux et territoriaux de surveillance des incidents transfusionnels et à Santé Canada. Il a pour objet de communiquer, en temps opportuns, les informations nécessaires pour :
• définir et mesurer les risques transfusionnels au Canada;
• effectuer des changements de fond concernant la réglementation du système du sang et prévoyant des actions préventives et correctives appropriées;
• évaluer les nouveaux dangers transfusionnels, notamment par le biais d’études et d’un réseau de sentinelles.
• déterminer les mesures à prendre pour améliorer la sécurité transfusionnelle et rationaliser la consommation de produits sanguins.
La mise en application d’un tel système se fera en trois étapes, les objectifs étant différents à chaque stade.
Court terme: Il s’agira de suivre les effets indésirables, les accidents et les erreurs de transfusion au niveau des services hospitaliers. (Voir les suggestions de lecture.)
Moyen terme: Il s’agira d’ajouter, à la collecte et à l’analyse de données, l’information sur les transfusions non effectuées en milieu hospitalier et de coupler les informations par informatique.
Long terme: Il s’agira d’enregistrer des informations sur les complications transfusionnelles retardées de nature infectieuse ainsi que sur le diagnostic, la méthode et les indications de transfusion. Il convient de souligner que cette opération sera accomplie à court terme pour permettre la réalisation d’études sur les populations à hauts risques telles que les hémophiles, les receveurs de transfusions de composants sanguins collectés par aphérèse et les receveurs de greffes de moelle osseuse.
Remarque: Le fait pour la Société canadienne du sang de faire figurer sur son site des liens vers des sites gérés par des tiers ne signifie pas pour autant qu’elle les approuve. Elle décline toute responsabilité quant à l’exactitude et à l’actualité des informations fourni
Vous trouverez des informations générales en cliquant sur le lien « Généralités sur les risques de réactions transfusionnelles et leur gestion ». Pour obtenir des informations détaillées sur les différentes catégories de complications, cliquez sur les liens correspondants.
GÉNÉRALITÉS SUR LES RISQUES DE RÉACTIONS TRANSFUSIONNELLES ET LEUR GESTION
Remarque : Le fait pour la Société canadienne du sang de faire figurer sur son site des liens vers des sites gérés par des tiers ne signifie pas pour autant qu’elle les approuve. Elle décline toute responsabilité quant à l’exactitude et à l’actualité des informations fournies sur ces sites et ne peut garantir que vous pourrez y accéder.